‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 445 sur 993 · P..J. 271'. .340" (?). 547, II^, s · texte numérisé non relu

P..J. 271'. .340" (?). 547, II^, s

4. P..J. 547 II''' ; pour les rent<>8, %^oy. plus haut 460-4H1. r,. Ibid.

0. Pour le.s taxes perçues par les meuniers, voy. en Poitou, Boi.ssonniuJo, I, 127 ; en AUeimyne, Gengler, 248-250 ; en Suisse, Kellor, 33-34.

le propriétaire, puisqu'il la « loue » au meunier et que eelui-ei ne peut la vendre. L'exploitant n'a done absolument qu'un rôle intermédiaire de manipulateur, de pur industriel. Son moulin, par suite, constitue e.s.sentiellement un « établissement ouvert au public ». Ce principe fondamental ne .saurait faire de doute^.

A l'époque urbaine, les principaux clients des meuniers devaient être les boulangers. Toute association des premiers avec les seconds était rigoureusement interdite. En particulier, on défendait le prêt de l'argent des uns aux autres pour empêcher les boulangers n d'avoir .se mosnée », probablement d'acheter de la matière ouvrable qu'ensuite ils repassaient à l'exécutant -. C'était une simple forme de .séparation des métiers, destinée à empêcher le monopole.

Aux droits et devoirs précédents de l'exploitant s'en ajoutaient deux autres tout différents. Le premier, déjà coniui. l'autorisait à la pêche dans le canal de dérivation du moulin '. Pour le second, le lendemain de Noël, le meunier venait à la maison ilu sire et lui apportait deux « oublées, cascun d'un quartier de fourment, tel com li mœlins le gaagne », avec « le milleur coutiel de .se taule ". si, ajoute-t-on. il pouvait dispo.ser de cet objet. Le propriétaire avait à " conréer >i le porteur, à lui faire bon accueil ainsi qu'à son petit présent *. Le.s deux gâteaux de l)lé devaient donc être confectionnés avec une pâte prélevée sur la partie revenant au meunier, et non pas. sans doute, au détriment de la (juantité dont il était redevable au propriétaire ni. bien ent«'ndu. de la farine à remettre au client. Est-il besoin de dire (|u'à titre juridique, cette redevance était, par .son origine comme par sa nature, analogue à celles que nous avons déjà observées et qui avaient un caractère conime ini point de départ nettement publicoféotlal : c'était une nouvelle jireuve des rapports de vassalité.

1. Cf. Biiclicr, Dir KnUIrhiinij. il7-fts. <•! Irn<l,, 12» i Ki-lli-r. :»l.

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