‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 452 sur 993 · II. lî'.II · texte numérisé non relu

II. lî'.II

d'une partie du bien propre du meunier et ensuite faire mettre une ventaille d'arrêt, qui empêche naturellement le fonctionnement de l'usine ^. En second lieu, quand le sire a éprouvé « damage » de son exploitant ou du sergent de celui-ci. et dans ce dernier cas, que le propriétaire soit le prévôt lui-même ou tout autre, l'exploitant doit « restorer » ce préjudice, sans qu'on précise d'ailleurs les conditions ^ de cette réparation. Enfin, entre meuniers, si l'un a « enlevé l'eau » de l'autre, le propriétaire du second prend deux exploitants, fait « mesurer » le liquide restant et commande, le cas échéant, au coupable d'en rendre à la victime la quantité nécessaire à un jour déterminé, faute d'être « convaincus » d'une amende de 3 s. encore et, en cas de non-paiement, de se voir mettre également par deux meuniers, sur Tordre du sire, une ventaille d'arrêt ^. Au moins dans les deux premières fautes, on ne peut donner que de simples indications générales, dont les détails d'appUcation variaient suivant les circonstances.

Cette organisation mérite quelques remarques, qu'il s'agisse dea rapports des propriétaires avec les exploitants ou des exploitants entre eux. Tout d'abord, le sire a juridiction sur le meunier et celui-ci sur ses collègues. Le règlement des Utiges se fait dans des plaids. Si. en ce qui concerne l'existence même de ces réunions judiciaires, elles ne sont désignées expressément qu'au sujet des rapports du prévôt avec les exploitants, comme dans tous les cas, qu'il soit question des meuniers de ce seigneur ou de tout autre propriétaire, les mêmes formules de « semonse » et de « conviction » sont employées pour la convocation et la culpabilité, il n'y a aucun doute que ce ne soit là une simple lacune sans aucune importance et qu(' les {)laids « .se tiennent » pour tous les sires et les meuniers quels qu'ils soient. D'autre part, la composition du tribunal semble assez claire : elle comprend le sire et tous les meuniers, moins les deux parties naturellement. Le sire,

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