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548 lA VIK URBAINE DE DOUAI
Les orfèvres n'agissaient évidemment quà domicile. Ils devaient « tenir forge et mettre gayolle avant' » : cette " gayolle " était-elle une pièce précédant l'atelier et servant à isoler le travail accompli dans ce dernier, en raison de la valeur des matières ouvrables qui y étaient manipulées ? c'est ce qu'on peut supposer sans trop de certitude.
Les occupation-* des orfèvres étaient assez variées. Comme travaux, ils » faisaient » ou " refai.saient et reparaient » des' objets d'usage général ou ecclésiastique, « hanap ou piet d'argent, anneaux et atikes ■• ou » calisses et platines d'argent * » : à ce sujet, et à l'exemple de ce qu'on a constaté dans la ccmstruction, les parties pouvaient conclure des conventions 3. En tant que vendeurs, les orfèvres n'avaient pas le droit d'écouler des ouvrages qui n'étaient pas île " lor propre catel * •. de leur travail personnel, peut-être pour éviter des confusions d'origine individuelle dans ces objets précieux. Au.ssi. en ces matières spéciales étaient-ils en outre des sortes d'experts : quand ils ce prisiaient nulle chose valant » plus (le ino s. par., ils devaient « appeller » avec eux un autre « compaignon i>, et pour cette besogne, tous deux |)triivaient une légère taxe •'. Ils avaient enfin le droit de surveiller les monnaies, fonction pour eux toute naturelle *. .Mais ils étaient bien entendu avant tout des industriels vendeurs.
L'importation de l'orfèvrerie foraine est simplement menticmnée. mais .ses jiroduits devaient être faits également « tels coMi II bans » uri)ain « le devise ' »,
.\ux orfèvres peuvent enfin se ratttu>her. par un certain côté de leur économie, les ■ merchiers ». .Mais, malgré leur importance générale au .Moyen-.Xge. et peut-être même à