A moins que ce ne fut au marché au blé ? (P.J
n. Voy. une double liste des étau,\ des merciers dans les comptos urbain? de 1324-25 (CC li)!Wrr, V \'I)
encore voisines, ne sauraient littéralement donner lieu quà une simple mention.
Les deux premières espèces de travaux, dans le seul ban qui nous soit resté à leur sujet et qui est du milieu du xni® siècle, ne sont jamais séparées '. ce qui ne permet pas documentaireraent de connaître ou de conjecturer la di.'Jtinction réelle qu'elles devaient cependant pré.senter. Pour les deux économies, on parle uniquement de la confection de « pourpoins - », et si rien nest plus naturel pour la seconde industrie, nous ignorons si la première se rapportait à d'autres parties de l'habillement ou du moins à des pourpoints il'une espèce spéciale. Quoi qu'il en soit, les deux industries comportaient la fabrication des vêtements en étoffes de « fustannes » et de « toilles « neuves et non usagées ; sous ces étoffes, on appliquait deux « doubles » en toile neuve également, sans doute une sorte de doublure ; enfin, ce devait être entre cette doublure et la partie extérieure qu'on empli.'^sait l'espace de " coton », à l'exclusion de ■ flocon. l)i>urre. mou.^se ou escailles », bref, de tout autre produit de mauvaise qualité, animal, végétal ou même minéral. Ainsi, la « toille » neuve et le « coton » seuls en principe entraient dans la comjïosition même des pourpoints, dont, au reste, la forme nous demeure inconnue.
Une de leurs variétés parai.ssait être les « wanbais », mais nous n'avons aucun détail à leur sujet *.
Leur fabrication se faisait, semble-t-il. avec celle des
2. Kn thtkirii' inrini' l'.J. 278'', et il«n« In ]>riili>|iio, l'.J. 14ti2. coiiD-rnaiil un arhat do « cotfon • et clo ■ fiiHtanw •. mafiiTon qui. on lo romnrquo»», Horvairnt bion à la ponfi-rtion don imurpninU (voy. ri-aprAd (lann li> loxto) ; c|U»nt aux tri>i.s autn-H (li^nw prnlùiucM, hc rapportant i\ doux arliato do laiiioH l't di- drapH pt à iino vi>nl<- do dra|>H (P..!. IM\. 1470, I40H), prmluitx ilont il n'<wl pan fait inonlion ilaiiM le ban en (picxtiun, ikmih Ion avniiK d<inni''<« i\ titro doruinoiilHiro, mai» naim cciinpromlro oxa<'loinoiit lo rt>lo do oo« mutation» iV-onoiiiiiiui"» dan» r<-tto fahrioation : ont-olli-» un but priv*' ou, rnmmo olli-» »onl poHtôrioun-x au W'ijliMnont piV-citi^ d'uiio «•nlaim- iTaimAo», indif|Uoiil-oll>>M uMo iraMHfomiation do l'iniluKtrio ou un olaritiMMoniont du coininoro4« do» inti^roHmW ? on no uttirait pn'*ciflor.
« kieute pointes ^ », sortes de couvertures. On interdisait de confectionner celles-ci en « toiles », peut-être insuffisamment chaudes ; aussi, est-il permis de conjecturer qu'elles étaient faites en drap, mais avec l'addition de flocon ou de coton probablement dans l'intérieur. Ajoutons que wanbais comme courtepointes ne pouvaient être teints en « florée », sorte d'indigo inférieur ^.
Tous les objets précédents paraissaient être exclusivement confectionnés dans la ville. Les « feutres ^ », au contraire, y étaient « faits » ou « amenés * », mais seule la première origine nous est connue. On les fabriquait, croirait-on, en '( estontures » ou débris du tondage des draps et cette provenance technique se comprend aisément, puisque les résidus très courts de laine pouvaient servir à faire des produits spéciaux '. Ainsi, « bâtait n-on ensemble ces restes avec une matière collante, qui n'est pas nommée, mais qui, en tout cas. ne devait pas être de « l'empoise » ou de la poix *. On « dreçait » ensuite les feutres : sans doute leur donnait-on la forme et les dimensions voulues '. Enfin, on pouvait les teindre et il en existait en effet de plusieurs sortes se distinguant par leur couleur, mais nous n'avons pas le moindre renseignement précis à ce sujet *. Leur usage même n'est pas mieux indiqué, sauf pour la cordonnerie, où on les employait sans doute à faire des semelles '.
Les feutriers fabriquaient également, sejiible-t-il, des « .sarpillieres '" », probablement de la grosse toile confectionnée avec des résidus de la fabrication des toiles ordinaires, comme
1. P.J. 277*' et 278*-' et i^ ; rrmarquor que dana cette dernière disposition on parle de » chacun pourpoint, keutepointe et autrez pièces de pourpointerie ».