P.J. 2S2*'», '5.36.2831.4 33,;2 ms
8. On peut Ip dédiiirr, uemblp-t-il, dos dispo.sitioriH de la P.J. 282**, **. restreignant l'emploi des |Teaiix des deux pn'niiers genres à la sai.son d'été et eneore dans des condition» déterminées. — Cf. Hroche, Laon. fiO ; Boissonnade, Le J'oitou, l, 304.
deux origines en cause : le cuir, en effet, pouvait être « tannez en ceste ville ou ailleurs^ »■ mais le tannage désignait probablement lensemblo de la préparation destinée à transformer le produit brut en ouvrable et se composait en réalité de deux parties essentielles, le tannage proprement dit et le corroyage, chacune pouvant se subdiviser à son tour.
D'une part, les peaux brutes quon devait tanner dans la viUe sont elles-mêmes de provenance inconnue et on ne saurait guère émettre de supposition un peu précise sur ce point, bien que lélevage et la boucherie de l'agglomération aient pu fournir une certaine quantité de produits. Quoi qu'il en .soit, le tannage comprenait bien entendu encore deux côtés distincts. Tout d'abord, l'ingrédient indispensable, « le tan » se fabriquait dans des moulins spéciaux. Comme nous l'avon.» déjà remarqué, on ne sait si originairement l'une de ces exploitations exista ou non à Douai. En i.'$41 '- encore, le métier des tanneurs passa un " markiet » avec la » touriere » du couvent local <lc 1 .\l)baye des Prés, mais « por faire morre ses escorches as mollins » de Brebière, village situé un peu en amont sur laScarpe; .seulement le côté technique de cette entreprise nous reste inconnu comme il l'est d'ailleurs dans le cas suivant. En 1388'. une convention analogue est j)assée au sujet d'un des moulins ihi prévôt à Douai, le Xeuf Moulin, indi(iué connue " «isinc pour maure escorche ". simplenunt entre ce seigneur féodal et le même groupement. L'apparition lie l'exploitation douaisienne est-elle purement documentaire ou son existence fut-elle le résultat d'un effort fait en vue d'échapper au travail du dehors et que nécessita l'importance croissante de l'économie du cuir ? La seconde hypothè.se est a.s.scz plausible. Quant au tannage, si l'on parle fréquennuent de " faneurs » et de « tanercsses », on ne mentionne pas même les établissements où ils exécutaient leur> manipulations. IN- eelles-ei, nous savons cepen-