‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 484 sur 993 · r.J. M3I ; joiiuln- on lomino I.IIO · texte numérisé non relu

r.J. M3I ; joiiuln- on lomino I.IIO

daiit ^ que d'abord on traitait le cuir par la « cauch » ou le « plain ». qui l'une et l'autre ne pouvaient que désigner l'eau de chaux servant à faire tomber le poil. On semblait distinguer le plain ordinaire, n'ayant sans doute pas encore été employé, du « demi-plain » arrivé déjà à la moitié de son usage, à moins que ces expressions n'aient indiqué des qualités originairement différentes. En tout cas, cette eau de chaux était emploj-ée de façon à ce que la matière première ne fut pas « oultré et acoré », transpercée en somme, et rendue inutilisable. Mais, en principe, grâce à elle, le poil ou la bourre .se trouvaient enlevés. Ensuite, on mettait les cuirs avec du tan et de l'eau, sans doute dans une fosse, pour accomplir le tannage véritable. Si nous ignorons les détails de la fabrication, c'en étaient certainement là les deux phases essentielles.

Le tannage était suivi du « conreage », du corroyage qui, on le sait, donnait mie dernière préparation aux cuirs, les mettant définitivement en état d'être employés. Bien qu'on le connaisse extrêmement mal, on constate qu'il comprenait sans doute deux parties encore. Tout d'abord ^, au moyen du i< sieu » ou de la « graisse ». on amollissait le cuir, on 's'efforçait de le rendre plus souple et plus apte à être manipulé, mais le travail même ne nous est nullenient exposé. Ensuite, on teignait le produit en différentes couleurs. On mentionne le « blanc », le « gaune » et le n rouge ». Le blanc, à vrai dire, ne constituait pas une teinte, mais il ne s'obtenait cependant pas sans certaines opérations que d'ailleurs nous ignorons comme celles de.s deux autres colorations. Le blanc et le jaune s'employaient, semble-t-il, pour le veau et le mouton : c'étaient les temte.s distinguées, .servant aux peaux fines ^.

2. I*..;. 282". 2«, 2«. 28 30.31 ,i44 |273l«: ,1h„s l.i i,iiiti(|u.', lo 31 jaiivier 134.'), ■' J. de Saint -Oinor, fonrores do kuirs % st* r*H'onnait redo\'abIo A " M. Le Smllier [Hans dout*' un tanneur] dn 1.5 Ih. par., pour cordewan qu'il li a vendu • (Arcli. comm., FF 674).

Quctut au rouge, on le mentionne seulement dans un cas spécial à propos des « semieles '^ ».

En second lieu, le « cuir tané », nous lavons dit, pouvait également venir « hors » de l'agglomération, prêt à être employé et transformé en objets fabriqués * : des achats de ce genre sont mentionnés dans le dernier quart du xiv'^ siècle à Arras et à Tournai *, mais sans ex])licatioii particulière.

Les opérations précédentes transformaient tlonc la matière brute en matière ouvrable. Elle servait alors, avant tout, à la fabrication des objets decordomierie. Ceux-ci, disons-le tt)ut de suite, à l'exemple du cuir, pouvaient d'ailleurs être aussi importés, mais ce connuerce est encore plus mal connu que le précédent *. La fabrication locale apparaît plus clairement. En général, la différence réelle et l'opposition établie en conséquence entre les peaux de basan. de cordouan et de vache, entraînaient l'interdiction de leur emploi simultané dans un même prculuit confectionné, au moins pour les parties principales *. Plus particulièrement, les peaux dv mouton et de basan n'étaient utilisables que d'avril à octobre et uniquement pour des objets ne dépassant pas une certaine loii'.'iieur ' : ces deux ilispositions sont connexes et dérivent du même état technique. Ces peaux étant très fines ne devaient être mises en œuvre que pendant la « belle saison » et dans tles dimensions limitéi-s, autrement le mauvais l«'nips, leur enlevant sans doute toute solidité, les aurait rapiilement détériorées. Des éléments mèn\e des objets, on mentionnait uniquement les « contreforts », dont la signification se comprend aisément, les » ourles », certainement les bandes (ilus

2. .\c1ibIs lirai ii|ii>-.-> ilf • ruir liinct : I'..l. HT'i. iril.l. shiik doiili' \MH.

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