‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 511 sur 993 · Vo'v. I. I. It32-!t4<l · texte numérisé non relu

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cle, et. vers la fin de l'époque suivante, avant 1383, paraissant même être organisés en plusieurs « serments de confraerie », les détails les concernant nous apparaissent seulement dans ime ordonnance publico-urbaine de cette même année, édictée en vue de réorganiser et spécialement d'unifier les différentes sociétés, qui probablement coexistaient ^ : i( il n'y ara deshoremais en le ville, dit-on. que un seul serement et confraerie du jeu de l'abalestre ». composé d'un nombre indéterminé de « confrères » ou « compaignons » ^.

De la double dénomination précédente, celle de « serement " s'applique en général, on le sait, aux unions militaires de ce genre et. a priori, est très compréhensible, bien qu'on ne connaisse rien sur cette « fiance ^ ». L'autre expression de " confraerie », en principe, se justifierait tout au plus par la propriété d'une « candeille », mais cet élément unique n'a relativement rien de caractéristique ni de spécial à l'association en cause et. en fait, à cette époque, on sait qu'une union dite « confraerie » pouvait n'avoir de religieux que l'appellation et être une société quelconque *. Un point fondamental serait de savoir si l'entrée dans ce corps était facultative ou obligatoire, en d'autres termes, si tout arbalétrier avait la faculté de jouir à titre individuel et privé des avantages que sa considération militaire comportait ou s'il n'y parvenait qu'en s'affiliant au serment : malgré l'absence de raisons décisives, la première h\-pothèse est assez probable. Un droit d'entrée était exigible, mais non. croirait-on, une cotisation annuelle ''. L'insigne extérieur des membres était « le caperon de la confrarie * ». Le côt« religieux se manifestait par « le candeille de le confraerie », « estofïée et

1. Publ. Finances, P.J. 88, p. 492-497. et on particulier 1".

2. Titre § 5, etc. ; les termes de « confrère «etden compaignon • sont courants.

.3. Il n'en est pa." fait mention.

4. I'. ■•. — Cf. De.s Marez. RruxrUm, 21. n. 1. et Fagniez. Parin. 33.

li. III'.

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rcnouvelléo chaque année ^ ». En général, certains actes se faisaient « ensamble. en commun, au prouffit de le conipaignie ^ » : l'élection du connétable par les chefs et les plus notables des membres, lexécution dexercices. l'accomplissement d'expéditions, la célébration des jeux ^, les inspections militaires par le connétable et par les notables encore *, la surveillance mutuelle des « deffaultes « entre confrères avec rapport au chef connétable qui y « pourvoie », de même qu'il fait « l'accord des différents et contents » des membres ^, l'utilisation des ressources financières de provenances diverses, par exemple des amendes pour infraction aux règlements *, enfin, lassistance en cas de mort à létranger '. Cependant, en dépit de cette nature collective, « aucun des compaignons » pouvait agir individuellement, en se rendant à titre personnel aux campagnes ou aux fêtes *. et malgré cette autonomie, le fonctionnement de ce corps était loin d'être libre et ne se réalisait que sous la surveillance et avec l'aide expresse du pouvoir urbain et même public '. Le côté fiscal surtout présentait une véritable collaboration des éléments particuliers et municipaux *" : on se l'explique aisément, en raison de l'intérêt direct du serment pour les autorités locales et centrale.

Le moment de son apparition fut postérieur, sans aucun doute possible, à celui de la communauté elle-même ; la cause de sa fondation ne put qu'être directement d'ordre militaire. La formation des « serments n dut être spontanée, car ce fut évidemment dans ces conditions naturelles que plusieurs confréries s'établirent, mais ensuite, la marche

2. Par. ox. I'* et joiniiro li'.s n. suivantes. 3 jl 2 7.H 10 11 IB 18

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