‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 515 sur 993 · Acte de 1390 et P.J · texte numérisé non relu

Acte de 1390 et P.J

pour son amc et toutes chelles que le douche merchi de Diu attendent et désirent ^ », ou dans la suite, pour « convertir en faire miches ». à distribuer régulièrement comme une sorte de pitance aux membres qui assisteront aux offices de la confrérie et prieront encore ou feront prier en faveur du mort ^. De cette vie spirituelle enfin, on sait seulement qu'en dehors d'une messe que l'association f.iisait peut-être célébrer à Paris chaque semaine ^, à Douai on « disait " pour elle des « vespres et messes « et ou » faisait ses solennités en l'église Notre-Dame «, probablement lors des fêtes principales de l'année ou des réunions proprement confraternelles.

Cette confrérie, on le voit aisément, se rapprochait de la précédente par certains côtés et en différait par d'autres ; ceux-là étaient sans doute plus essentiels, ceux-ci plus apparents. Sous le rapport moral, dans les deux organes, la foi était bien la cau.se de leur fondation et la raisqn de leur vie. A des titres juridiques divers, le lien avec la paroisse, la forme certainement volontaire de l'union, l'existence de représentants administrateurs des biens, la propriété des biens euxmêmes, les manifestations religieuses, peut-être le genre des relations avec le pouvoir urbain, bien que nous l'ignorions complètement au .sujet des étudiants, tous ces caractères déjà constatés pour le premier élément se retrouvent dans le secontl. donnant .surtout des preuves d'une vie collective chez tous deux. De part et d'autre, enfin, ce sont bien des corps d'origine et de composition urbaines. « C'arité » comme « confraternité » con.stituent donc également des associations confessionnelles, des personnes morales et tlos unions connnunales. Mais, à cett« différence de dénomination n'en correspondent pas moins des distinctions véritables, qu'il s'agisse du ri-crutcmcnt per.somiel, du but religieux ou du fonctionnement administratif. On n'a plus affaire, dans la confraternité, à des individus quelconques et rassemblés

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