‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 516 sur 993 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

TEOISlÈ>rE PARTIE. HISTOIRE ÉCONOMIQUE 591

dans des intentions charitables, mais à des « professionnels », actifs ou anciens, réunis à une fin non seulement exclusivement surnaturelle, mais, dirait-on, intérieure, dans un but non plus altruiste mais, en quelque sorte, égoïste : les intéressés ne cherchent plus le bien du prochain, mais, semble-t-il, ils veulent leur propre et unique salut. Même si les legs faits à l'association paraissent lui permettre de rempHr certains devoirs d'assistance, que prouvent, par exemple, les distributions de pains, elle exerce cette bienfaisance vis-à-vis de ses seuls membres. A tous égards, par conséquent, elle ne connaît qu'elle-même et ignore le prochain. De plus, si les liens divers de la confrérie universitaire avec sa ville d'origine persistent très vivaces, géographiquement parlant, c'est un organisme d'mie cité extérieure qui a été l'occasion de la formation de l'association et qui demeure sa raison d'être, si bien que ses relations avec le dehors se sont développées également à un degré des plus accusé : bref, le corps confraternel est tout autant devenu étranger qu'il est resté local. Les distinctions entre les deux unions, bien qu'encore une . fois elles concernent l'application plutôt que les principes, ne font donc pas défaut, mais il est intéressant d'observer que le sj'stème de la confrérie, à base essentiellement religieu.se, peut servir à des associations de formes diverses, quoique voisines '^.

La vie proprement économique, nous fournit d'abord tleux renseignements surtout négatifs. Laissant de côté le plus ancien, de L371, comme étant relatif aux tisserands ^. on voit que l'autre concerne une association d'un caractère un peu spécial, moitié privé, moitié administratif, constitué par un genre d'intermédiaires commerciaux que nomme l'autorité : ce sont les porteurs de blé *. La grande ordonnance sur les céréales de 1392, d'origine publico-urliaine. leur

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