Voy. fi-après ô*M'k
2. Les ex. suivants sont rangés par ordre de métiera. 1. Le 5 no\-. 1380, « J. Barilloys, navieres..., donne et laist as compaignons navieurs, qui son cor])s porteront à chinientiere, pour aler boire ensanible, ini franc (Arch. rnmm., FF 683 ; voy. pour les navieurs ci-après, ."jOB-SBS) ; 2. le 27 sept. 1379, " Pierres d'.AUœux..., donne... as conipaingnons et boines gens du inarquiet au blet, qui serront a sen service le jour de .sen obseque, 3 frans dou roy à boire ensamble celui jour ' (Id.) ; 3. le 2(> août 1380, « J. Varies » « donne... à le candelle des vieswariers, pour ycelle aunienter et accroistre, 7 franc ; item, il donne as compaignons vieswariers, qui seront a se messe po\ir boire ensamble, chuincquante gros » (Id.) ; 4. le 4 oct. 1380, ■ J. Le Bailles, vieswariers », « donne... à le candelle des vieswariers deux Ib. de chire... [et], pour Dieu et en aumosne, apries sen deceps, as compaignons de sen mestier, pour boire ensamble le jour de sen corps, un franc francois, adfin que [il] seront tenu de prier pour l'ame du dit testateiu- » (FF 082) ; 5. le 9 juin 1387, » J. Pictte, vieswariers ■, donne as compaignons de sen mestier, qui le porteront à se sépulture, pour boire ensanlle, un franc du roy -(FF «ni); 0. le 3 sept. 1390. t'olars Dou Mes. plelier..... donne i\ tous les compaignons pleliers deux frans. pour boije en.'*aml)le. à le querquo de porter sen corps au moustier et à le fosse le jour de sen iibsequo ■ (FF 694) ; 7. le 27 ewiût 138.5, • fJ. Du Buisson, goudalier..., laist as compaignons brasseurs... le valeur de 10 los de vin, poiu- dispenser ensamble le jour do sen
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du légataire reçoivent d'abord régulièrement une petite somme d'argent qui, « le jour de sen obseque », lorsqu'ils auront « esté en compaignie à son service » et auront au besoin « porté le corps au moustier et à chimentiere », leur servira « à boire ensamble » ; une unique fois, on stipule aussi que les bénéficiaires seront tenus de « prier pour l'ame » du testateur ^. En second lieu, trois des intéressés seulement font en outre un don, soit en nature, et alors de livres k de chire », soit en argent, de part et d'autre « pour l'avanchement de le candeille », afin « d'ycelle aumenter et accroistre * ».
Les genres mêmes des professions ne méritent aucune observation. Les donateurs, individuellement, sont sans aucun doute de petits patrons. Chacun, avec ses « conipaignons », appartient à un « mestier », double appellation qui. en raison du milieu ambiant, peut ne pas passer inaperçue. C'est ce que confirment les fondations dans lesquelles la participation ou l'avantage communs de tous les membres se manifestent clairement. Deux conclusions .semblent en découler, l'une de fond, l'autre de forme. 11 est d'abord essentiel que les divers groupes de travailleurs soient parvenus à un état social que les porteurs au sac n'avaient i)u atteindre et que non seulement cette situation existe, mais, puisqu'elle .se manifeste dans un acte en somme administratif, qu'elle ait pu être plus ou mouis reconnue par l'autorité, acquérant donc une valeur officielle, quoique à un degré impossible à préciser'. D'autre |)art, on remarquera que les seules cir-
obsociui' (KK S(>4) ; 8. lo 10 fov. 1380, t G. .Mairia, fevrcs •. donm- • A toug Ira coin]iBinpnon.s «inii mratier dp fpvrc. jxmr estre t-n coinpftipiie le jour do son dit obspqiio. 2 fran» > (FF 803): «- le 13 juin 1384, • C. Dou Chomin. iiiprchipr»..., donno... A coinpaiftnon» niprchipin. qui portoroiit Hcn cori» BU uuiUKtiiTPt i\ IpfiwKP, au iMiirp i|iiarantp-quatrp h. • (FF fi88); 10. Ip 25appt. 139:1, C. du f'hpinin, mprchiprs, douiip ■ A rnvBnchpmpnt dp le candelle dp« inorclijppt pour convprtir pu pliirp, 20 ». ; itoni, as compaignonH mprchior», qui purtoront »pu porp« A Ip fosw. 40 h. ■ (KF flO").