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constances, où toutes ces unions apparaissent, ont une nature religieuse : ce n'est pas une simple question de sentiment, accidentel pour ainsi dire, tel que celui qui peut se montrer, avec un certain réalisme d'ailleurs, à propos des cérémonies funèbres, c'est aussi une affaire administrative courante, qui se fait voir à propos des legs « à la chandelle » des associations : les travailleurs ne se rassemblent pas seulement de fait, par extraordinaire, quand un des leurs disparaît, mais ils restent groupés d'une façon régulière et courante comme confrères. On peut donc conclure de cet esprit, de ces agissements, qu'évidemment l'état religieux n'a pas dû être la cause originelle de la naissance du « mestier », mais qu'il a été au moins mie occasion importante, un but déterminant de son organisation. Peut-être cependant serait-il exagéré de conclure de ces mentions tout à fait isolées que cette fin confessionnelle soit la seule de ces organismes et qu'on ait affaire à de pures confréries.
Quelle que fut la nature exacte des groupements en cause, étaient-ils ou non obligatoires ? On ne saurait le .spécifier. D'une façon relative, on remarquera, à vrai dire, que lassistance aux cérémonies funèbres ne semblait pas être forcée. Si enfin, on essaj-e de rechercher l'origine de ces institutions, sans pouvoir la préciser exactement, il paraît cependant supposable que ce ne fut, d'mie manière générale, que la situation professionnelle des intéressés qui dut anienei- leur concentration, car il est difficile ou simplement inutile de conjecturer un autre motif ; que par conséquent, l'administration ne dut rien faire que d'autoriser d'abord, puis peutêtre de régulariser cet ordre de choses, mais qu'elle ne le créa certainement pas ; et qu'enfin, en admettant même que les commerçants ou industriels en cause fussent établis dans l'aggloinération avant la fondation de la commune, leurs groupements ne sauraient guère lui être antérieurs, parce
une véritable corporation (voy. ri-aprèa 5!)li) : l'ion n'einpêche qu'il en en ait été de même au sujet d'autres professions indiquées dans les mêmes conditions réduites.
qu'auparavant le développement professionnel des participants ne pouvait pas être assez considérable pour permettreou entraîner leur association.
En somme, il semble que de telles unions ont. en général. un point de départ urbain, sous le rapport personnel, une origine économique, du point de vue réel, une provenance privée, ensuite qu'à légard du fonctionnement, leur composition ne comporte que la maitri.se et que leur but religieux soit très accusé.
Ces renseignements n'ont pas qu'une importance absolue, mais ils sont déjà assez nombreux et divers pour offrir une valeur type. Il est. non pas certain, mais admissible que si la documentation était plus abondante, elle présenterait des indications analogues aux précédentes pour la plupart des métiers, sinon pour tous. Cependant, on ne possède, d'autre part, que les trop rares renseignements suivants. Certains d'abord concernent les « navieurs » de la Scarpe. Deux documents .successifs nous en parlent. Kn IHôT. ils formaient « tout le corps et commun mestier des navieurs » : à cette date, on le .sait, ils tirent à Gand. par devant le comte de Flandre, avec le Magistrat douaisien, une « complainte » contre les bateliers de Gand. au sujet « du cours de la marchandise (lu blé I ; il .semble que les chefs de la communauté déléguèrent deux d'entre eux, en vue de représenter spécialement les navieurs et d'agir k pour » leur totalité ^. Quelques années plus tard, le souverain bailli dv Lille, en rendant une ordonnance relative à la navigation de la rivière, déclara que le produit des amendes infligées aux intéressés pour C(jntravention aux règli-ments reviendrait ))ar moitié au pouvoir public et à ■' le boiste de la candaille des navieurs ■* ». Ensuite, on n'entend pour ainsi dire plus parler de ce» derniers '.
1. Acte du 4 nov. : .4rryi. romiii. ; l«y. 222. «Vie HH. MH6 dans Liiiibiirg- Stirum. Cartul. tir Loiiin i/o Malr, t. 1. n" «.'•4. ji. «07-009.