II. I'.J. 1353, ISIti
OU pécuniaires. Cet accord se réalisait sous la forme d'une lettre d'obligation, de même que la reconnaissance du paiement des « termes » amenait une quittance ^ ; les deux actes étaient passés, bien entendu, devant le Magistrat. Du côté personnel social, rnie fois le preneur est un cordonnier, dans ime autre circonstance, c'est un clerc ^.
II reste à apprécier ces renseignements. Tout d'abord, pour l'origine, les redevances dues à la comtesse de Flandre, sans qu'on puisse d'ailleurs préciser quelle raison les faisait revenir à elle plutôt qu'à son époux lui-même, constituaient une preuve d'une influence publique sur le métier. Mais cette action paraît être démontrée plus clairement encore par l'existence de l'organisme en tant que « fief » du châtelain et sur lequel. dit-Q, il a une « justice vicomtière » : celle-ci. en particulier, est bien le signe qu'il est dans cet élément le simple représentant de l'autorité centrale ; dans ces conditions, il ne peut être le fondateur de l'organisme, mais, après l'avoir administré pour .son créateur, il le féodalisa à son profit. On n'est pas, croirait-on, sans apercevoir les conséquences de ce système. D'une façon générale, les redevances exigibles de tous les intéressés, puis l'obligation de « warandir » le métier, prise inversement par le châtelain en reconnaissance de leur paiemenf. devaient correspondre exactement aux relations d'ensemble des parties dans le régime féodal, aux engagements réciproques du preneur et du bailleur, pour le premier de payer ses droits et pour le second, d'assurer en échange sa protection. D'un point de vue plus spécial, la même influence .se faisait .sentir au sujet des « eskievins del mestier » et surtout de leur rôle dans la « court de le justice ». L'existence des premiers, administrateurs et juges, constituant en général une sorte de cour de police, s'explique très simplement par le service de conseil et de justice que les intéressés devaient à leur seigneur. Pour le tribunal, qu'il s'agisse de sa composition ou de sa