Cf. von LoMch, I. 84-r.a
verses. Si Ion objecte qu'à l'époque relativement récente dont nous nous occupons, le milieu ambiant religieux put amener directement la formation de confréries, qui se doublèrent ensuite simplement d'une corporation, et qu'il y eut là primitivement une influence non matérielle, il faut convenir que la confrérie même ne dut cependant apparaître que dans des circonstances économiques favorables et la question revient, au fond, à la précédente : c'est plutôt mie différence de forme que de na'.ure. Dans tous ces cas, l'état économique ne créa pas. bien entendu, le principe de l'association, mais il lui permit de prendre corps, de se réaliser ^. En second lieu, puisque cette organisation peut être consipérée comme résultant toujours d'une situation réelle, qui n'était autre que la situation même des intéressés, on doit conclure que ce mouvement ne leur fut pas imposé par une administration quelconque, bref, qu'il ne vint pas du dehors, mais partit d'eux-mêmes et fut d'origine volontaire et interne^. Sans doute, selon les époques, il s'exécuta avec des nuances différentes. On peut croire à plus de spontanéité, au moins à plus de personnalité dans les changements récents que dans les anciens. A l'époque communale régnait en effet une indépendance générale plus grande. Du côté économique, la besogne administrative, en quelque sorte, n'était plus du tout en cause, le travail privé l'était seul : ainsi, se manifestait toute la différence qui sépare l'économie urbaine de l'économie dome.stique ; ainsi, l'élément particulier put-il avoir plus de force et d'action dans la transformation. Alors que primitivement le pouvoir public joua un rôle plus impulsif et plus essentiel, dirigea et précisa plus étroitement le changement, l'autorité communale put se borner davantage à l'enregistrer, sinon à le subir. En particulier, il est très caractéristique et intéressant que l'élément comparatif sans doute le plus ancien, celui des meuniers, paraisse bien avoir