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hiretàge signeur Jehan » n'ont pas à s'en louer ^ : une fois -, il fait (( brisier le muret » et « faire un uis » lui donnant « entrée et sortie sous le tiere voisine » : ainsi, il peut « hierbeger » sur celle-ci, puis 3- « assir estelet et faire carpentage d'une grange », naturellement «. contre le volentet », sinon du propriétaire, du moins de sa femme, qui en effet, ne paraît pas être d'accord avec son mari ; mais quand celui-ci se plaint. Boine Broke, qui a volontiers l'humeur plaisante, lui dit : « Taisce ; ce faire plus pour ce ke çou ne monte », « taisez-vous ; vous faites plus de bruit qu"il n'en vaut la peine ». Dans une autre circonstance *, il paraît faire abattre encore im mur non mitoyen, qui était « trauwée et empiroit drument sen hiretàge ». La propriété contigiie en est à son tour « empiries », ce qui n'empêche pas le drapier, pour « estançonner » la sienne, de prendre des matériaux chez le voisin : il l'abîme et le vole ; il lui cause donc vme fois de plus en même temps un double préjudice *. En somme, de tous les individus précédents, si les vais, fournisseurs, créanciers ou débiteurs, ont à la rigueur plus ou moins consenti, sinon demandé à entrer en rapports avec Boinebroke. si d'autres, ses petits voisins de propriété, ne font que subir ses relations, tous économiquement sont bien indépendants du patricien et c'est même lui qui, en certains cas, dépend absolument d'eux, puisqu'ils lui procurent les denrées indispensables à son existence quotidienne. Il n'en agit pas moins avec eux exactement comme si la situation inverse existait et il les attaque tout à fait volontairement et de propos délibéré. Sa conduite à leur égard est, on le verra, de tous points semblable à sa façon d'agir visà-vis de ses salariés et employés de son entreprise de draperie *. Les mo3-ens qu'il emploie diffèrent naturellement quant à la forme, mais ils sont analogues quant au fond, car ils procèdent de la même origine et visent au même but,
4. Joindre oncort» pour un travailleur agricole, § 14. 6. Voy. § 43, 2" ».
C'est que sans doute toutes ces petites gens, à la différence des maîtres de la grande industrie, n'ont pas été pris dans l'engrenage économique du patronat, mais si à ce sujet existe certainement une divergence essentielle, si socialement aussi se manifeste très probablement une légère dissemblance entre les uns et les autres, ces variétés, quelle que soit même leur portée absolue, ne comportent relativement qu'une valeur de nuance, de détail, et disparaissent devant la séparation tout à fait fondamentale, l'abîme, dirait-on presque, qui sépare tous ces petits bourgeois du patricien. Entre tous ceux-là. une ressemblance existe et une comparaison demeure toujours possible, entre eux et le dernier ne .se présentent que des contrastes et une antithèse seule e.st admissible. En effet, la supériorité pécuniaire de Boinel)r()i<c est telle que sa supériorité politique, qui en est le résultat direct et qui v correspond expressément, est rendue à son tour tellement écrasante que. vis-à-vis de lui, elle unifie tous les travailleurs ; quelles que soient les classes éoenomiques et sociales auxquelles ils peuvent appartenir, il les voit tous au même niveau, si bien qu'il n"a aucun motif de ne pas agir ilans de semblables conditions avec tous également : partout et toujours, il est d'avance et a priori sûr du résultat, quand partout et toujours aussi, sa passion de la richesse le pousse à l'accomplissement d'actes de même nature à l'égard des gens avec lesquels il est en rapports : sa conduite, en effet, ne peut guère avoir d'autre mobile '.
A cette époque, l'argent apparaît donc bien comme étant le début et la tin de tout : il a tout séparé et tout rompu, il a exagéré et (lci)r('(ié au-delà de toute mesure les situations sociales et politiques, transformant de ces points de vue les analogies en oppositions, assurant aux auteurs des délits l'impunité dans leur mépris et leur tyrannie et obligeant leurs victimes au silence dans leur humiliation et leurs souffrances, ceux-là et ceux-ci cc|undant nu'mbres dune mémo