‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 539 sur 993 · B-7, peut-être · texte numérisé non relu

B-7, peut-être

par leur sexe et quelquefois, au moins pour les hommes, par leurs positions économiques. Il y avait en effet deux femmes ^. Des seize hommes, un seul, comme porteur au .sac, touchait au commerce ihi blé -. Des autres, on désit;ne sim- })lomcnt, soit un maréchal et un forgeron, soit des « maîtres » de la draperie, un « teliers », un «. linges teliers», un foulon ' ; le reste enfin est simplement indiqué par des noms propres. Les agissements des émeutiers. observe-t-on jjrcsque de chacun d'eux, se manifestent surtout par de « mauvaises lanwes et de mauvais parlers et esniouvables » : en effet, ils « enheudissoient )i, dune façon générale « le commun de mal faire », c'est-à-dire de « prendre du blé * ». Certains de ces « gros ])arlers ' » nous ont été conservés. Le porteur au sac ' ne paraissant en vouloir qu'aux biens, « garnis d'armes molues qu'il tenoit en se main », poussait à « aller effondre » les grenicz et les nez ». Le forgeron ', s'attaquant déjà aux personnes. i< dist en hault. devant plcnté de gens ». que « tous les marchans de ble qu'il trouveroit boutaiis leurs mains en sacqs en carette pour acater ble. il. leur copperoit les puing ». D'autres parlent plus nettement de tuer : « s'il eUst eu sieute. dit l'un, il fust allez en le maison d'aucuns bourgois ... prendre du ble..., et se nulz lui eu.st donée. il l'eust tantost tué » ; un second s'écrie que « s'il avoit telz 40 ou Of) qu'il estoit, il tueroit tout et feroit le pis qu'il porroit » ; ini autre encore * « vaulroit que on coppast tous les marcans les testes, par quoy ly sans courust aussi fort et aussi grandement comme la rivière » et il « deust premiers commcnchier ". Le maréchal enfin ', plus entreprenant, « fist aller plusi-urs du commun devant le nmi.son » d'un marchand « et les cnheu-

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