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dissoit de monter amont et de prendre le ble... à forcé ». Seul parmi les hommes, il apparaît donc comme une sorte de chef. Les femmes, à l'exemple de la plupart des émeutiers précédents, parlent seulement, mais parlent bien i. Elles «crièrent en hault, en plein marquiet, par pluiseurs fies, que à malle hart fust pendus tous li communs, quant il n'avoient fait ce qu'il avoient cmpris et qu'il n'avoient tout tuet..., et que jamais n'y venroient .si bien appoint. Et disoient que s'eUes avoient sieutes, elles ferroient le premier cop ». Aussi, « ne demoura mie en elles que, par leurs mauvaises lahwes..., si grans mesquiefz n'avient en le ville que jamais n'eust été restoré ». Par contre enfin, les conseils de modération sont tout à fait l'exception et restent mal reçus. Un porteur au sac ^ « rabatoit de mal faire » : un individu lui dit : « Sire, vous soies pendu quand vous ne les avez laissie tout tuer »;
Finalement, le mouvement échoua : il semble même que tout se réduisit à des ^ enheudisscment^s » de piller, sinon de massacrer, mais qu'en réalité rien ne fut exécuté. Comme le remarquent les femmes, le commun « n'avoit fait ce qu'il avoit empris ». La ville vint d'autant plus facilement à bout de ces intentions, mais devant le danger absolument exceptionnel qu'à son avis l'ordre avait couru, elle châtia rigoureusement les coupables. Tous furent bannis à temps ou à perpétuité, sauf quatre plus gravement punis encore : le porteur au sac muni d'armes, le maréchal dirigeant les émeutiers, se trouvèrent « bannis sor le teste » ; les deux femmes « par leurs mauvais parlers », eurent la langue coupée, puis furent bannies à perpétuité sous peine, si elles rentraient, d'être « enfouies toutes vives ». Et ce qui prouve la gravité d'ensemble des délits, c'est que les bannissements en général furent infligés » pour vilain cas », c'est-à-dire, on le sait, comme n'étant pas rémissibles ' et que la punition des femmes en particulier semblait être tout à fait exceptiomielle.