‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 560 sur 993 · Vny. I. 1. 2IS-2I0. ol plu» haut · texte numérisé non relu

Vny. I. 1. 2IS-2I0. ol plu» haut

5. l'..j. .ïii. |i»l. 2S7-2!t3 ; liccueil, n"" 218-248, 260-257, etc., oti .

et d\v vendre des draps, ou vont aux foires de Champagne pour y écouler leurs tissus ^. De ces dernières réunions coninierciales, ces étoiïes se répandent, peut-on dire sans exagération, en tant que produits de la draperie flamande, dans tout le monde connu à cette époque. Il est assez naturellement malaisé d'apprécier d'une façon exacte l'importance réelle de cette économie textile douaisienne. mais elle devait être d'autant plus considérable que. pendant cette période, la draperie régionale, dont on connaît toute l'ampleur, était plus florissante encore dans le sud de la Flandre, dans la Flandre wallonne, à laquelle appartenait Douai, que dans la partie septentrionale et tianiingante -. Aussi, en Angleterre, voit-on par exemple Henri lll. en 1260, accorder aux marchands douaisiens une « frankise « d'ordre général*; aussi, sous ce roi comme sous son successeur, les témoignages divers de relations commerciales, privilèges personnels, échanges de matières, même confiscations de maichandi.ses, sont incessants*. De même, non seulement pour i'.\ngleterre, mais pour la Champagne, mentionne-t-on à plusieurs reprises, des groupes de 20 à 25 marchands, qui appartiennent au patriciat échevinal et compreiment parfois plusieurs membres d'un même lignage ■'. La fabrication douaisienne méritait donc bien alors le titre et la réputation de grande industrie d'exportation.

Dès le dernier tiers ilu xui"' siècle, cetti- prospérité n'alla cependant pas sans deux germes de décatlence, le premier extérieur, le second intérieur : l'un, regardant l'importation de la matière brute, intéressait avant tout les marchands, l'autre, concernant la fabrication, se rapportait plutôt aux travailleur.^ Les premiers embarras vinrent de la guerre économique, d'ailleurs assez obscure, qui .so déroula entre

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