‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 561 sur 993 · l'irniru-, Hmloirr, I, iW, s · texte numérisé non relu

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TROISIÈ>rE PARTIE. HISTOIRE ÉCONOMIQUE 661

les comtes de Flandre et les rois d'Angleterre au sujet des relations commerciales des deux pays, se manifestant par des « arrêts » que. dans chacune des deux contrées, le pouvoir public exécuta sur le.? personnes et les biens des négociants de l'autre nation, qui venaient trafiquer sur son territoire ^. Dès 1270 environ, la viUe prêta de l'argent à la comtesse Marguerite pour l'indemniser des frais que cette guerre entraînait ; des dépenses de ce genre se renouvelèrent que l'autorité centrale promit de rembourser ^. Les marchands aussi étaient bien entendu atteints individuellement ' ou par groupes : en 1274. puis en 1276, le pouvoir anglais paraît avoir confisqué, puis, au moins à la seconde de ces dates, rendu les biens de tous les négociants douaisiens * ; d'autre part, en 1274. le Magistrat d'AbbeviUe, « dou conmant Jehan Boinebroke », sans doute le père du héros de l'exécution testamentaire. « faist sour Engles un arriest de laines » pour 100 Ib., peut-être par représailles » ; en 1291, ce sont au contraire quatre Douaisiens, qui .sont emprisonnés à Londres, et vers ce moment encore, Jean Boinebroke. le fils, dut .se voir confisquer des sacs de laine, d'autres objets de commerce et même des créances ". Et naturellement le pouvoir anglais, malgré tous ces traités de paix et leurs clauses, ne devait pas plus rembourser les étrangers que l'autorité flamande, n'indemnisait les insulaires, puisque, vers 1300, Boinebroke ne semble avoir encore rien reçu. Cette sorte de guerre de prises ne facilitait assurément pas les relations économiques '.

1. Cptte histoire des difficultés anglo-flamandes qui, de 12fi8 à 1206. précédèrent l'alliance anti-française, n'est pa-s faite. Simple indication dans Pirenne. Histoire. 1.388; voy. V'arenbergh, Helationn Diplom., 138- 144. et Hapke, Briigges Enlwicklung, 58-64.

2. Finances, P.J. 14^ et 50 ; joindre ici même P.J. 618, et Patent Rolls, Henri III, t. VI, 520 (1271).

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