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lesquelles Edouard interdit certainement rimportation des laines anglaises en Flandre ^, comme Philippe le Bel ne facilita sans doute pas la pénétration des draps flamands dans son royaume ^. ne purent qu'apporter un certain trouble à l'industrie en la privant avant tout de matières premières. Ces mesures et ces intentions ne furent, il est vrai, que momentanées, et, dès les mois de janvier 1296 et 1297, les deux rois, pour des raisons politiques, clierchèrent au contraire à favoriser les rapports commerciaux de leurs pays respectifs avec la Flandre, qu'il se soit agi de sortie de matières brutes ou d'entrée de produits ouvrés ^ : en 1297, les relations de Douai avec l'Angleterre en particulier furent peut-être assez actives *. Mais à peine le» difficultés économiques extérieures eurentelles disparu que les autres commencèrent, puisque ce fut à ce moment que la guerre s'ouvrit et que, chose beaucoup plus grave, elle ne consista pas seulement en batailles dans le plat pays, mais qu'à l'intérieur des murs, elle s'accompagna d'une guerre civile entre employeurs et employés ^. Que devinrent les seconds, quand ils eurent expulsé les premiers et qu'ils se furent privés à titre plus ou moins volontaire et légitime de ce qui était leur gagne-pain ? on ne peut, nous l'avons dit, répondre d'une façon précise à cette question. Il n'y a cependant aucune exagération à supposer et à admettre que, sur le moment, l'industrie textile souffrit singulièrement d'un pareil bouleversement et s'arrêta même tout à fait.
Mais on peut conjecturer aussi que ces troubles, au moins sous leur forme aiguë, ne persistèrent pas très longtemps. Dès la fin de 1298, les patriciens, on le sait, semblent être