‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 565 sur 993 · Viiy. plilB Iriin · texte numérisé non relu

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activité, c'est l'état du négoce extérieur^. De 1301 à 1306. on voit que l'exportation continue à se faire à la cour des comtes d'Artois et à Paris ^. Dans le premier cas, elle est même exécutée par un patricien portant un nom patronjTnique bien connu, Jacques Pilate qui ne paraît pas d'ailleurs avoir été expulsé en 1297 '. Puis, à partir de 1306, sinon même auparavant, les relations reprennent également avec l'Angleterre*. Il est donc probable que le mouvement économique, après s'être arrêté complètement, recommença peu à peu. mais sans retrouver sa force primitive.

En effet, après le rétablissement définitif de la paix, pendant tout le courant du xiv^ siècle, ce fut cet état intermédiaire et moyen qui subsista sans doute. En principe, on peut croire que la draperie ne grandit plus. Cette situation n'est même pas spéciale à Douai, mais paraît lui être applicable en général comme à une viUe de la Flandre wallonne terrestre, dont l'industrie à cette époque se retire graduellement vers la Flandre flamingante plus maritime. La réunion de la première contrée à la France, alors que Bruges devenait d'une façon croissante le marché des laines, rendit plus difficile peut-être pour les villes de la région française l'importation de la matière première. D'autre part, la décadence grandissante des foires de Flandre et surtout de Champagne, ne facilita pas l'exportation des produits fabriqués, au moment où l'Angleterre elle-même allait devenir exportatrice ^. Naturellement, l'état intérieur ne pouvait que souffrir de la situation extérieure et des difficultés commerciales de tous genres. Il n'est .sans doute pas possible d'établir l'influence

1. Outrp les trois renvois suivants, voy. § 39Bc et en particulier pour la Champagne, P.J. 000, 011, Olfi.

.3. P.J. 8fi2, et voy. la liste des bannis de 1208 (Funck-Brentano, Atlditiorui au Codex, 380).

4. P.J. 808 et peut-être même 853-85.5, 857 ; Close Rolls. Edouard I", t. V, 3«f)-3()7 (1306); Edouard II. t. I. « (1307). 82-83 (1308), 1.30 (id.), 240 (1310), 558 (1312) ; t. III, 411 (1321), 414 (1322).

5. \'oy. pour ces changements, Pirenne, Histoire, I, 206-268; II, 191-195, 414 41.5.

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directe et le résultat précis de ces changements généraux dans la draperie douaisienne en particulier, car dans cet élément, comme dans le reste de létat urbain, ils se ressentent, on le sait, peut-être mieux qu'ils ne se démontrent *.

Cependant, du point de vue documentaire, on constate dabord qu'on ne fait presque plus de bans. 11 est possible. avi)ns-nous dit. que la réglementation antérieure vaille encore pour mu- indu.strie dont la prospérité n'a pas entièrement disparu, mais on peut aussi conjecturer qu'on nélabore pas d'ordonnances \y,\r routine: par manqu(> d'initiative et tl'énergie et parce qu'on s'imagine que le système ancien suffit encore tant bien que mal. Ce qui est plus grave, c'est l'absence plus ou moins complète d'actes pratiques. Les uns, de nature [irivée, au siècle précédent nous avaient fait constater l'existence dune véritable population de petits patrons : à l'époque en question, ils ont singulièrement diminué *. Cependant, en général, le genre de textes qui mous montraient autrefois cette classe sociale, non seulement n'a jias disparu, mais n'a fait que se développer numériquement dans les autres économies '. augmentation qui rend d'autant plus surprenante la restriction d'une certaine espèce d'entre eux. De plus, les documents relatifs au commerce international diminuent graduellement. Du côté de l'Angleterre en particulier, s'ils ont réapparu pendant la période correspondant assez exactement au règne d'Edouard II. de i:U)H à i:}21, ils disparaissent ensuite d'une façon absolue '. 11 ne faut cependant pas aboutir à des conclusions trop pessimistes. Nous voyons en elïct que si certains marchés s'étaient peutêtre fermés à la draperie douaisiemie. elle avait su en conserver ou en acquérir d'autres. Les cours d'.Arras et surtout de l'aris, depuis que Douai était redevenu français. — et il en fut de même aj)rès .son retour au comte de Flandre, — lui

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