‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 570 sur 993 · Rerueil. n · texte numérisé non relu

Rerueil. n

8. Rerueil. n"" 348 litro, 34!»', 3(lfl titro ot S 3. M pt lu. 371 titre et § 20,; 380 titm et ji 33,

9. On nTiiHrqiiera ((Ih* les (»X|>re8si<)ns de ce genre, iin peu grandijoqiipnttw, ne 8e reneontrent, en fait, (firaii .\i\''' h., tan{li..î rpir^ \ch \^rôr6dru\r ; ■ PreuxTe, la draperie di,' lu ville ", plus Hinipleu, uppartiunnent au «iècln antérieur.

Entre les deux organismes, il y a presque assimilation et identité complètes ; on ne saurait les séparer, car tout au moins le premier se trouve-t-il dans une dépendance absolument étroite du second, si bien quon ne le conçoit pas existant et fonctionnant sans lui. Bref, on met en rapports dans les règlements l'industrie textile en général et la ville en général, deux parties absolument collectives. Il nest en somme pas question des particuliers. Rien entendu, tous les intéressés, le Magistrat, qui édicté les dispositions que nous avons mentionnées, les employeurs, au profit direct de qui elles sont surtout faites, les employés, qui plus ou moins les subissent, se rendent parfaitement compte que chacun agit et travaille isolément : grands et petits patrons ne .sont pas sans comprendre qu'ils .sont pratiquement en rapports personnels ; mais l'individu et sa besogne particulière ne jouent qu'un rôle très secondaire. Tous deux sont une simple partie, d'abord de la communauté formée de l'association des habitants, et surtout de cette cho.se assez immatérielle, qui englobe les divers travailleurs comme toute la besogne qu'ils accompUssent et qu'on appelle la ville. Ce n'est pas. au fond, entre tel et tel que se concluent les contrats de travail, c'est entre deux membres de la cité ou. si l'on préfère, entre l'individu et cette dernière ; ce ne sont pas les affaires ou le labeur d'un particulier qui .>iont exécutés par lui. c'est une partie des affaires ou du labeur de la ville où il est comnu' j)erdu. En réalité, ce n'est pas à l'individu, avec lequel un travailleur est personnellement en rapports, que les qualités ou les défauts (11- son travail sont utiles ou nuisibles, c'est encore à la cité elle-même, puisque tous deux en sont des membres vivants et agi.-ssants. Aussi, tout ce que chacun fait en bien ou en mal a-t-il une importance extrême, car il n'existe pas réelli'iiuiit d'intérêt individuel, il n'y a qu'un intérêt général ou urbain.

Mais si l'industrie drajjière a une fin au.ssi nettement établie, si l'on est d'accoril pour comprendre qu'elle doit servir uniquement lu ville, parce qu'il y a identité véritable entre

l'une et l'autre, il devient indispensable de chercher les moyens nécessaires pour y arriver. Il n'en existe qu'un et il n'est pas différent de celui que nous avons mdiqué pour toute autre branche de l'industrie ou du commerce ^. Son apphcation persormelle paraît être réservée aux employés, ou plutôt les expressions qui le désignent sont plus caractéristiques pour eux. mais on peut le considérer aussi comme valable pour les employeurs. Sa poursuite s'accomplit sous deux modes, l'une théorique, l'autre pratique.

D'une part, on n'arrive « à faire l'œvre de la vile » que si on la « fait boine et loial n, si on l'exécute « bien et loialment ». Il faut, en d'autres ternies, que tout soit « droit et suffisant », c'est-à-dire honnête, exact, conforme aux règlements, ne pouvant donner lieu à aucun ennui ni à aucune plainte. Tout ce qui est tel sert naturellement à la ville ; tout ce qui ne lest pas lui est bien entendu funeste ; sur ce point encore, il ne peut y avoir aucun doute. Les mêmes expressions sont employées pour ainsi dire d'une manière surabondante pour toute? les questions possibles et jusque dans les plus petits détails. Que maîtres et valets, dit-on en général, agissent « loialment », qu'ils « facent bien les œvres ^ ». Dans la technique, qu'il s'agisse dune partie quelconque des matières brutes ou tinctoriales, des in.strûments et de leur emploi, des poids et mesures, bref, de toutes les manipulations, il faut que toutes les matières, tous les outils, tous les travaux soient « boins et loiaus ' ». Et ainsi pour l'ourdissage, on doit, avec une « claviere droite », ourdir « sen droit conte », selon « le droite muison de le vile * ». Quel est donc le but de la fabrication ? c'est que chacun confectionne « les draps les plus loiaus ke il poroit '^ ». Et s'il n'en était pas ainsi, comment

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