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TROISIÈME PABTIB. — HISTOIBE ÉCONOMIQUE 691
nombre total avec les chiffres des diverses inspections affectées aux autres branches d'industrie ou de commerce permet dapprécier liraportance probable de la draperie et celle des différentes économies. 8i on considère en elles-mêmes les esgarderies, les changements généraux qu'elles éprouvèrent sont, à certains égards, à rattacher directement aux modifications générales que subirent le transit et la manipulation des matières textiles et les confirment ou les expliquent ; leur simple énumération au xiii^ siècle donne une idée générale de l'organisation du travail.
2° L^ organisation privée.
A) Généralités.
La partie économique de la draperie comprenait forcément trois stades : la production de la matière brute, sa transformation en matière ouvrée, l'écoulement de la matière fabriquée. On doit se demander comment, sous le rapport organique, s'accompUssait cette évolution, si pratiquement un groupe d'individus de même nature pouvait se charger de la totalité de son exécution ou si l'intervention de plusieurs séries de participants se trouvait être nécessaire. Cette question semble être au moins partiellement soluble. Sous sa forme la plus générale, ce qu'il est permis d'appeler une entreprise de draperie renfermait les trois précédents éléments : commerce d'achat, industrie et négoce de vente. Il n'y a pas de doute que certains Douaisiens tout à la fois se procuraient, sinon produisaient, la matière ouvrable, en faisaient un produit fabriqué et ensuite le vendaient transformé '. Si les détails d'exécution importent peu pour le moment, le caractère d'ensemble de cette économie était d autant plus intéressant et la distinguait d'une façon d'autant plus accusée d'autres organismes, où le commerce et l'industrie étaient