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assimilé à celui dune affaire économique, qui serait à la fois marchande, industrielle et commerçante et qui dirigerait ou exécuterait presque tout le travail. Or, une entreprise de ce genre, quelle que soit son importance, comprendrait forcément une sorte de direction de nature surtout administrative, on n'oserait dire bureaucratique, que Ton peut, sous sa nature privée, comparer à l'autorité publico-urbaine que nous venons d'étudier et qui conduirait l'ensemble des organismes particuliers. Nous considérerons ces derniers de leurs divers points de vue, a.yant ainsi l'occasion d'examiner en même temps les affaires secondaires qui ne remplissaient qu'im côté du rôle général dévolu aux premières.
B) L'organisation administrative des entreprises des marchands-drapiers.
Les entreprises d'ensemble ne se formèrent peut-être pas immédiatement et n'englobèrent sans doute jamais, on le sait, toute l'organisation supérieure de la draperie douaisienne. La question primordiale était, bien entendu, la production, sous quelque forme que ce fiât, de la matière brute, et elle était d'autant plus essentielle que la plus grande partie de la laine et certaines matières tinctoriales, nous le verrons, devaient venir de l'étranger ^. Leur acquisition se faisait sans doute aussi dans des conditions non seulement commerciales, mais capitalistes, de nature spéciale. Il est possible qu'à l'origine elles aient été assez complexes et assez difficiles à réaliser, pour que le marchand importateur ait pu alors constituer une classe isolée ne s'occupant que de cette partie de la draperie et laissant à un autre, auquel il vendait ses produits, le soin de les transformer. Le second intéros.sé abandonnait peut-être aussi à un troisième le travail de la