Voy. plus loin
vente, qui présentait des difficultés analogues à celles qu'offrait l'achat, en raison do son caractère d'exportation.
Cette division tripartite ne reste pas absolument une hypothèse ; tout au moins les textes administratifs semblent-ils la mentiomier. En général, en 1276. ilarguerite de Flandre ordoiuie aux échevins l'aimulation de bans qu'ils avaient faits sur « les marcheans de dras et de laines et sour les drapiers ^ ». Les deux premiers termes s'appliquent clairenient au négoce initial et au négoce final ; en conséquence, le dernier no saurait désigner que les industriels intermédiaires. Si cependant on entre dans les détails, on remarque tout d'abord que les négociants en laines, au xiii^ siècle, en dehors do l'exemple précédent, ne paraissent pas être mentionnés *. et ensuite, ce n'e.st que par hasard, dans un règlement de 1329 *, puis, plus fréquemment dans la grande ordomaancc de 140:}, qu'on semble bien avoir l'intention de les désigner, avec la dénomination déjà connue, comme formant, ne fut-ce qu'en principe, une classe spéciale *. De même, indique-t-on des plus rarement, d'une façon expre.'^se. des « marchans de draps * ». On ne parle couramment que des « drapiers » et des « marchands ». En théorie, et du moins selon certaines indications documentaires, les premiers doivent être, comme nous y avons déjà fait allusion, les entrepreneurs généraux d'industrie dominant toute la .série des « maîtres » ou petits fabricants ® : les seconds, qui « mainent draps hors do le vile por vendre », sont encore les commerçants en tissus *. Entre ces deux classes, la séparation semble même à un moment