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718 LA \nE URBAINE DE DOUAI

New bote, de NewmiiistiT'. Dautrejj marchands en achftèivnt des abbayes de Byland, de Hcilnuiiltrani encore, de .Meliose '-. D'autre part, vers 12!)l)^, les Brugeois prièrent les Diiuaisiens de ne pas acheter en Flandre, sans doute par crahite de représailles, des « laines dEsooche » que Gui de Danijjierre avait fait mettre en vente après leur « arriest » dans son comté, ("es divers exemples, (iuoi(|uo peu nombreux, suffisent cependant à montrer la variété d'origine assez considérable du produit employé.

Non seulement les différents marchands, à l'exemple de Boinehroke. aclietaient sans doute en même temps la laine de i)lusieurs monastères, mais tous devaient s'en procurer de qualités distinctes et au besoin de la même abbaye. Tout d'abord, d'après les indications générales données par Pegolotti dans sa liste*. <|ui n'est guère postérieure que d'un i[uaTt de siècle à l'ensemble des ren.seignt'nuMits précédents, la laine anglaise se subdivisait habituellement en « boinne. moyenne et lokes ". Le lière de Boinebroke et lui-même se sont précisément |)roeurés toutes les trois à Newminster. le fil» a aussi de la " nu)ienc laine " de Holmcultrani et de Newbote '". Mais ces trois qualités semblaient .se subdivist-i- à li-nr tour dans des conditions j)lus précises, car la matière ])remièri- vt-nant di- Melrose nous est donnée comme du pclis de le boine laine de Miaure " ". Le " i)elis « serait dune une espèic spéciale de la nu-illeure qualité, ce qui surprend un peu, i)uisque. en principe, il ne parait être (piune variété inférieure formée ]>ar la laine de moutons tutis '. Il est au reste pt)ssible que dans

I. l'.J. SUO ; UtiiiiI 32«''". •"" ; cVwt «uii» (luiito à si>ii |ito quo tw

ray>\HtrW lu l'.J. I>13''.

•>. lUfinil. Il"» 2.14. 2«l. 2.^1; joimir.' l'.J. Iil3* (NioU) ol ' (l.o D«lo ?), it l'utrnt IMU, lUun lll. I. VI. 521! (.Mnr>!um')

4. l'ogulutli, /'iiilitu. i'«|> i>3 MauiMiii ili Stozw, (rKiiKliiItt-rrii chi annn laiic (daiw Pa^iini. JlrlUi ilrciiiui. 2*):i.2T3l, ol pour \oii idi-ntUic-ationa, vfiy. P.J. 2h7. iiiix «oiirot'H.

a. Viiy. ri-cli-naiiH, ii. 2: un park' ■àii-v'i >li' la Ihuiiiii- Ihiim' iIv Huliiicultram • (Hrriirii, ri" 2»ll).

H. Krruril, n" 2H5 ; pour le • jh-Iim . vny. pliia loin "40. 7. Hrcuril, n" 328"» ; vo> . pliu loin 745.

le cas présent, sinon dans d'autres, « boine » ne soit qu'un qualificatif général dénué de valeur techni([ue déterminée : il peut indiquer sinqjlement du « bon » pelis, jiar opposition an mauvais.

Mais il existait également d'autres qualités de laines, dont même la ])rovenance abbatiale n'est pas spécifiée. Boinebroke achetait de i" « estonture », qui était sans doute de la tonte d'animaux vivants, s'opposant donc peut-être au pelis, et de qualité évidemment supérieure à la sienne *. La « quilloite », que lui même auisi que son père se procuraient encore, étaitelle un assemblage de diverses laines < recueillies », réunies de plusieurs côtés ( son prix paraissant être égal à celui de la Iqke, elle devait être formée de résidus inférieurs -. Siu- tous ces points, on np peut arriver à des résultats bien préîis. On voit néanmoins f|u'à la diversité d'origine des laines s'ajoutaient leurs variétés naturelles.

Les prix ne nous sont guère connus et. de plus. les (juelques rares indications ({ue nous avons à leur sujet doivent être en quelque sorte façonnés par des circonstances particulières leur enlevant une grande partie de leur valeur ^. En })rincipe, ils sont cependant toujours calculés par « sacs » ou ])ar « ))okes * >i : les secondes ayant une contenance toujours au.ssi inférieure de moitié à celle des premiers, se payent également moitié moins •\ Plus s])écialement. la comparaison entre

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