Recueil, n
7. D'après Recueil, n" 317' ; autres nionlions de flocon dans P.J. 289'- 290' ; cf. Doren, 4.';-4fi.
restait « secque » ou devenait " ointe » ^ Le drap tout entier pouvait être fait exclusivement avec le premier genre de laine -. Dans le second cas, le seul ingrédient emjiloyé était le « bure ' «, le beurre, au moyen dufjuel on u adouchiait •* » la matière brute. Les détails sur l'opération manquent absolument : en principe, on devait seulement graisser la laine destinée à être peignée, de façon à former « Testain », la chaîne de Tétoffe. tandis qu'on n'oignait pas la matière utilisable ])our la trame qu'on devait carder •'■ : il est très souvent (juestion de « draps oints et pinies * ". Dans la pratique, cette règle subissait des exceptions : parfois la chaîne restait sèche et la trame devenait ointe ; c'était même spécialement dans ce cas et pour cette seconde partie^du drap qu'on employait l'expression « adouchier ' ». Ou encore, nous l'avons dit, l'ensemble demeurait sec. Quoi qu'il en soit, le manque ou l'usage de « bure » sur l'un des deux éléments constitutifs du drap entraînait l'existence de deux grandes divisions générales dans le tissage : la draperie « secque » et la draperie u ointe * ».
L'opération du graissage, si elle s'effectuait, était sans doute accomj)lie par les « ]uneresse- » et les» carderesses «qui. ainsi (jue leur nom l'indique, étaient ]ilus spécialement chargées du })eignage et du cardage de la marchandise *. Mais ces manipulations, malgré leur importance, non seulement en elles-mêmes, mais j)our la suite de la fabrication, nous sont très mal connues. On n'indique jamais (luels instruments elles nécessitaient, on ne mentionne pas davantage la différence qui existait sans doute entre elles, soit ])(>iir l'emploi de la