‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 647 sur 993 · Recueil, n · texte numérisé non relu

Recueil, n

appelée « remmuselagc * ». mais le manque complet de détails précis ne permet pas den donner aucune explication : peutêtre n'était-elle autre que la précédente, l'étoffe se trouvant en quelque sorte « ommuselée " ou serrée entre les deux tilles.

Ces deux opérations, ou la première seule, précédaient donc dans certains cas la teinture. De celle-ci, tout d'abord, le i( harnas », les « hostieux », le matériel de teinturerie, nous est peu connu, mais, en raison de la complexité très relative de la technique, il devait être extrêmement simple -. Les teinturiers avaient des " corbillcs » ou des n tinnes » pour mettre les ingrédients et en i)articulier les morceaux de brésil ou pour aller j)orter. surtout dans la rivière, les résidus des o]jérations, " waranchure » ou u flaiel ' » ; en outre, les « tinnes >' ])i)u valent servir spécialement au premier de ces deux usages. A l'égard des manipulations elles-mêmes, on semble distinguer différentes sortes de récipients : les « vaissiaux » employés jjour « mouiller » l'alun et les autres mordants ■*, les « cuves ^ » avec leurs « couvertiaux et keutieus », où se faisait le bouillon préparatoire également avec l'alun : enfin, les « eaudieres à fourniel » et leui-s couvercles " (|ui vont jus ». dans lescjuelles on teignait " laines ou draps " ». Comme instruments complémentaires, on connaît les « ballances de fer » et les « pois » ; les « cauderons à mances de bos » ou à « porter en .se main », évidemment faits j)our transporter les litpiides ; les « noc» de bos », sortes de gouttières pour les faire couler ; les « roueules », d'usage un peu indéterminé, constituant peut-être le tour ])our faire mouvoir la pièce dans le bain de teinture ; les « founjuettes », pour mettre ou retirer les matières, le» « esquielettes, pour baigner en le caudiere » et enfin, les

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