‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 648 sur 993 · Rrrurll. n" 22!t · texte numérisé non relu

Rrrurll. n" 22!t

5. Mrntion dt> • cuvo ■ daiin llrruril, ii" 32S*<' ; d<- • euviplc • dniM 232*. II. Hnuril, n"' 22û". 227', 2211**. «, »<> 23(l'.

« chevaulx à mettre draps sus ». En 1311 i, la location d'une maison à usage de teinturerie nous apprend qu'elle contenait quatre « cuves de teinture » et quatre « caudieres », trois « grandes « et l'autre « petite » : on concluerait volontiers, de cette courte énumération, au peu d'importance du matériel.

Les règlements sur la teinture datent presque exclusivement du milieu du xm*^ siècle et ne sont pas très nombreux. Ils se composent, en somme, de véritables recettes indiquant le plus souvent la quantité de mordant ou de matière tinctoriale à employer pour une certaine quantité de matière ouvrable, « piere » de laine ou « drap », sans aucune autre spécification dans ce second cas ^. Ces relations numériques, il faut l'avouer, n'offrent pas un bien grand intérêt, car nous ignorons les valeurs relatives de tous ces poids et mesures : c'est a'nsi qu'une « jjiere », un « drap », une « livre » de garance, n'ont pas pour nous de valeur précise. Si on ordonne de ne mettre « à cascun boillon que 12 pieres de lainne au plus ^ », nous ne pouvons guère voir là qu'une application, entre plusieurs centaines d'autres, du principe de « borne et loiale fabrication » et conclure sim])lemcnt qu'une plus grande quantité de matière ouvrable aurait été nuisible. Mais il .semble impossible de préciser davantage et de donner les raisons de ce chiffre et de son emploi plutôt que d'un autre nombre. Le côté le plus apparent de ces manijDulations est leur simplicité et leurs auteurs n'avaient en effet, est-il besoin de le dire, aucune connaissance scientifique. Bien qu'en fait leur teinture fut assez variée, sinon perfectionnée, ils étaient guidés uniquement par l'usage et par la pratique ■*. Aussi, dans cette jjartie de la fabrication, plus que dans toute autre, la difficulté de s'assimiler les règlements est souvent beaucoujî moins une question techniiiuc (|U(' philologique.

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