Cf. Fioravonti, Miroir univ
758 LA \nK URBAINE DE DOUAT
La teinture comprenait presque forcément trois parties ^ En premier lieu, spécifie-t-on au milieu du xiii^ siècle, qu'on ne teigne « dras ne laine de nulo couleur, ki ne soit boulis d'alun ^ » ; en 1352, on mentionne cependant des draps, « qui taint ne soient en boullon » : ces deux prescrijjtions regardent sans doute successivement la teùiture qui n'est pas faite ou qui est faite en bleu de pastel^. Le cas échéant, on faisait donc d'abord le « bouillon ^ » ; c'est-à-dire, on le sait, qu'on faisait bouillir l'eau, où se mettait, avec la matière à teindre, le mordant, qui la purgeait de toutes les impuretés et la préparait à absorber la drogue colorante proprement dite '. Aussi, les individus qui semblaient ne s'occuper spécialement que de cette jjartie de la teinture, étaient-ils nommés « teinturiers de boullon ' ». Le mordant de beaucoup le plus répandu, suivant l'indication qui vient d'en être donnée, était (i l'alun " » : on interdisait l'emjjloi de l'alun de " glace «, c'est-à-dire do " roche », en tranches très minces comme un miroir *. Ce n'était que dans des proportions infiniment moindres qu'on employait la « cendre flawerece », provenant (le la combustion des bois de pins», et la chaux'". Enfin, le (( fœl », rorseiile était interdit". En vue de son emploi, l'alun devait être mouillé dans un " grant vaissiel », si bien » kil n'en i puist nient demeurer de sec ** » ; sans doute était-ce afin de le mieux dissoudre dans le bouillon proprement dit,