‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 655 sur 993 · Rtcueil, n · texte numérisé non relu

Rtcueil, n

les drajjs des « estoffes » dont on voulait les teindre, beaucoup de fabricants n'hésitaient pas à faire servir successivement le même bain pour la teinture des matières ouvrées et pour celle des matières brutes. D'autre i^art, on ne devait teindre qu'une certaine quantité de marchandise en même temps et par jour, et la manipulation simultanée d'étoffes de genres divers, « draps, couvertures, cotes, sourcots », etc., était encore interdite ^. Cette réglementation ne mérite aucune observation particuUère.

Enfin, le produit teint, il fallait le laver. Si les règlements ne mentionnent pas cette opération, elle paraît cependant être naturelle, d'autant plus que, dans la temturerie de Boinebroke, on semble l'exécuter : on y « rechinche » ses laines, ce (pli n'est pas autre chose que de les laver ^. Les détails de la manipulation manquent d'ailleurs.

La teinture terminée, peut-être la laine allait-elle d'abord au « raveteur^ », qui la revoyait, la repassait, puis, certainement elle venait à l'ourdissage ; le drap partait aux dernières opérations de l'apprêt ou à la vente.

L'ourdissage, en raison de son importance, est fréquemment mentionné, mais sans être jamais décrit, et, en somme, nous ignorons sa technique. On énonce simplement à son sujet l'emploi de la « claviere », instrument d'une longueur déterminée, et on interdit à l'ourdisseur d'en « oster hors l'étoffe, se il n'i a ourdit plainnement le muisson et le droit conte ' ». Le nom de cet objet fait d'abord croire qu'il y entrait des clous qu'on supposerait volontiers être implantés dans (pielque barre rigide. Or, si la " muisson » paraît désigner l'ensemble

2. Hecucil. n" 328''* ; dan» l'onsiTiible des règlements, le terme do i n-cliiiicher • ne doit apparaître qu'une seule fois à propos du lainage (Recueil, 239*'). — Sur le lavage, Wcckorlin. 70.

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