‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 67 sur 993 · Ilrniril. 11" 23S · texte numérisé non relu

Ilrniril. 11" 23S

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indistinctement aux échevins ou aux esgardeurs ^, sans que Ton puisse expliquer ces différences ; peut-être le prévôt, pour un motif d'origine publique, se chargeait-il spécialement a d'ardoir » les faux poids et mesures ^. Ainsi qu'on vient de le voir, le brûlage partiel des étoffes pouvait s'exécuter devant la maison du coupable ^. L'attribution des amendes est connue, elle était toujours officielle et jamais privée *-^. On ajoutera que l'échevinage servait de chef de cens pour deux juridictions propres de métiers : celles de la meunerie et du cuir ".

4" Les impôts.

On n"a pas à refaire ici l'histoire financière de la ville ', mais uniquement à décrire les charges qui atteignaient la vie économique. Elles peuvent être considérées de trois points de vue. En premier lieu, leur origine est diflEérente. publique ou urbaine : l'une, qui .se rapporte aux impôts les plus anciens, intéresse le tonlieu et ses dérivés ; l'autre, applicable aux impôts les plus récents, concerne les assises et quelques taxes de draperie sans grande importance ; enfui, des droits de poids et mesures ont une provenance douteuse. En second lieu, .selon leurs natures propres, ces mêmes impôts sont directs ou indirects ; ceux qui nous occupent appartiennent à la seconde catégorie seulement. Enfin, d'après leur fonctionnement, ces taxes peuvent frapper les intéressés suitout économif|uement comme se livrant à leurs occupations spéciales,

1. Echevins et esgardeurs : Recuri'. n" 236^ ; psgardours .sou s : P..I 4.S7". 1310'*. I42(>2: Rrrupit. n"« 240'" 27fi'.

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