l'.l. 23n'» B. 241*. 2.M»'. 2112". 3:»tl". 1204». I2S
5. I'..l. 2H2''. .•»3tl". 434'. 43.1'. i'.»5. •t. r.l. 2N!»".
p:ir exempl? les inspections des esgardeurs ^ ou l'usage des poids et mesures ^, elle ne se retrouve pas moins fréquemment. Sans doute, les deux termes qui la composent n'ont pas chacun une signification technique particulière. On pourrait supposer que le premier s'appliquait de préférence à la vie industrielle, que le second regardait surtout la vie commerciale, qu'il fallait fabriquer de « bonnes " marchandises, qu'on devait les écouler « loj'alement » ; mais il est plus que probable que les rédacteurs des règlements n'ont pas vu aussi loin et n'ont pas tenu à apporter une si grande précision au choix de leurs termes dont l'assemblage est au fond pléonastique. Indirectement aussi, on en donnerait presque comme preuve que si ce « doublet » constitue de beaucoup l'expression la plus répandue, celle-ci n'est cependant pas la seule employée. D'autres termes en sont un peu différents, tout en enrestant absolument voisins. Il faut, dit-on, qu'on agisse « sans gliille ni barat, sans mal engien, sans malice, sans fraude ^ ». Ces prescriptions sont intéressantes, parce qu'elles correspondent bien aussi aux ordres précédents de confectionner ou d'échanger les denrées honnêtement et qu'elles réalisent exactement le côté « loial » de la vie économique. On spécifie encore, dans le même ordre d'idées, que les choses se fassent « raisonnablement *, suffisamment ^. gcTitillement ^ ». Une dernière expression a.ssez rare et plus spécialement applicable aux denrées est celle de « marchande ' » ; malgré son peu de fréquence, elle est cependant la plus significative de toutes, car aucune n'indique plus visiblement le but réel de l'économie : l'objet qui peut se vendre a, en effet, ime valeur d'échange et répond directe-
2. P.J. 244«, 246», 249^2, 2H41-2651, 423l, 437». 1473'»; iecrucîV. n<" 234^-''- 235" ; cf. dan.s la pratique, la « laingne... à 1p droite Iniiirf et à \c droite claviere de Douay » (71)6).
4. P.J. 242'* (di.sposition tr^s ciirieiisc). 443^ ; vny. au sujet des prix, ci-après 13.
6. P.J. 242\ ', 2682, 273*. 279», S-2805. 282'», 285". 33(i'o, 1257 2'- part., 12732.». «.', 1278»,', 1281», 1.304. 142(î2.
10 LA ^^E rRBArsE de norAi
ment aux vérit.iblcs conditions industrielles et commerciales exigées. Inversi'uu-nt. bien entendu, tout ce qui ne correspond pas aux principes précédents doit être considéré comme mauvais et. sinon écarté absolument, du moins nettement distingué de la Ijonne marchandise ^.
11 faut ainsi que le fabricant ou le vendeur fassent chacun (c che que il deust ". de façon que " cascuns ait plainement sen droit ». bien loin au contraire que » li boine gent puissent avoir damage ^ «. 11 semble donc que l'iin des caractères latents e.s.sentiels de ces prescriptions soit aussi un sentiment de défiance vis-à-vis des fabricants et mareiiands : on craint qu'ils naient une façon d'agir mauvaise et indélicate, qu'ils ne (( quierent art ne engien » pour se conduire avec mauvaise foi ; on a peur que le « barat » ne soit le mobile de la conduite de fous les individus qui s'oecujient diUïaires. De là viennent toutes les prescriptions théoriques précédentes ; de là, pratiquement, létabli.sscment de précautions qui se manifestent surtout par la création d'une série d'inspections extrénuinent minutieuses ayant pour but de vérifier dans tou.s leurs détails si la fabrication et la vente sont bonnes et loyales'; de là enfin, suilmit pour la vente, résulte la mise en vigueur d'un ensemble de nu'sures destinées, semble-t-il, à empêcher toute pratique délictueuse et en particulier toute spéculation de la part du vendeur ^ On s'efforce en un mot énergiquement de protéger le client contre les atteintes économiques po.ssibles de son fournisseur, si l'on veut, de mettre l'ignorant à l'abri des fraudes évent\jelles de l'homme plein de " malice " «.
2. l'.J. 2tin^ 2I1K^ 1130' (. au doninii»(j.< di» !•• villo ■). 131""
3. Voy. plim loin 3" ", ri, priiir In <lrH|>iTii\ j) ,'{tl, I" ",
4. Vriy. pliin Ixin, fn K<^ni'Tnl, nu mijiM de la veiito () 27 ") rt dnru lo ditAil, les clmpilrm rt'latifx nux difli^ronloii (Soonomies.
e. Cf. l'iroiuio. Un démomtif. 102-103 ; Stiwla. Xunfticrten. IH. 03. lO^-IOA; HriM-lic, l.tum, OH; HcrznK et liti trftvnux •iniilnimi ritAn. /NWtim: A li-ur Huji't, |>r>ur le» n>nv<ii« rit- drtnil, voy. pluH lniii dniut lo } '2H rolatif à riilitiii'ritiiliciii, li<M l'Iiap. a d-f > ; jiiindn> <'ncor« l)ur«n, Zunjlvtttn, U8-Sfi9.
Mais il ne suffit pas que ces bans existent en général pour pouvoir les appliquer, il est nécessaire que leurs dispositions soient conformées de telle sorte qu'ils répondent dans le détail aux diverses nécessités. Le moyen le plus simple d'obtenir ce résultat paraît être que ces ordonnances soient en effet le plus minutieuses et le plus précises pos.sible, puisque de cette façon tous les cas qui pourront se produire sont prévus et que finalement aucune difficulté ne saurait s'élever : aussi, quel que soit le but à atteindre, quelle que soit la matière dans laquelle on légifère, les rédacteurs de bans se sont pour ainsi dire ingéniés à tout envisager et à ne laisser aucun cas en dehors. Par suite, on descend à d'infinies et à d'infimes prescriptions. C'est avant tout ce que l'on constate dans cette matière si importante et si complexe de la draperie encore, où les ensembles de la fabrication, du commerce, de l'organisation du travail, dans leurs divers côtés respectifs, sont l'objet d'une très riche réglementation. Mais s'il existe peut-être à ce sj'stèrae, en raison du but essentiellement exportateur de l'économie, des raisons internationales qui font chercher spécialement à maintenir le bon renojn de la fabrication communale sur les marchés étrangers ^, les matières qui ont exclusivement vme origine et une fin urbaines ne sont pas considérées autrement. Il est, bien entendu, impossible de tout rapporter et l'on ne .se-rend même exactement compte de la minutie des bans que par leur lecture ou par leur étude, mais quelques détails sont plus particulièrement caractéristiques. En matière commerciale générale, on spécifie que toutes les marchandises solides ou Uquides qui se vendent en tas ou dans des mesures, soient aussi « bonnes desous que deseure * » et qu'elles remplissent les vaisseaux bien exactement : ainsi, pour les boissons, quand on tire de la « goudale », il est prescrit que « l'escume » sorte de la mesure '.