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(l. Vnv. ci-i|p<»iim. n. 2.
existait. Une même espèce d'étoffes, nous ne dirons pas un même genre, car ce dernier terme avait un caractère trop général, pouvait être tissé en « sous-espèces » en quelque sorte, de dimensions différentes. De plus, chacune de ces variétés avait des grandeurs déterminées non seulement par rapport aux autres tissus de son espèce, mais à Tégard des variétés correspondantes des autres espèces : elles différaient entre elles et elles différaient d'une espèce à une autre. Une double relation, intérieure et extérieure pour ainsi dire, se manifestait donc. Ces dimensions étaient un nouveau caractère s'ajoutant aux précédents. H n'y a pas, semble-t-il, à donner à ces distinctions des raisons proprement techniques : leur cause ne devait être que commerciale et eUes avaient pour but de déterminer et de séparer extérieurement les différentes variétés de tissus i. Enumércr toutes ces dimensions n'offrirait qu'un intérêt médiocre^: il importe simplement de montrer en quelles sous-espèces de grandeurs distinctes une même espèce pouvait être ti.^sée. Au xiii^ siècle, on ne connaissait que la séparation en draps et en couvertures : ces dernières, en somme, ne sont plus mentionnées au xrv^. Ce n'et qu'en 1298 qu'apparaissent les pièces. Enfin, il faut descendre jusqu'en 1388 pour trouver les «demi-draps». A ce dernier moment aussi on indique deux autres clas.-^ifications, qui paraissent avoir une valeur plus générale. Nous ne connaissons d'ailleurs toutes ces variétés que pour les draps, mais rien ne s'oppose à leur existence également pour les tiretaines.
L'espèce la plus grande était le drap proprement dit. A l'ourdissage, au xiix^ siècle, tous les dras ordinaires avaient 42 aunes, les draps légers 44, sauf certains « roies » qui descendaient à 22 '. A l'époque suivante, do 1357 à 1403, le premier genre d'étoffes, le .seul au sujet duquel on reste informé, ne semblait plus présenter une longueur unique,