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TROISIÈÏIE PARTIE. — HISTOIRE ÉCONOmQTTE 815
d'autres termes, on ne croit pas qu'une même espèce de draps ait pu être foulée, parée ou tendue de « façons » distinctes, de manière à engendrer d'autres variétés ; mais à chaque variété résultant du tissage aurait été expressément réservé un mode d'apprêt déterminé.
Telles sont les principales sortes d'étoffes, du moins celles qui nous apparaissent plus ou moins nettement. Mais plusieurs autres nous sont encore nommées qu'il faut se contenter d'énumérer. sans pouvoir préciser tant soit peu leur nature et par suite fixer leur place dans la « hiérarchie » des tissus. Ainsi, à propos du cardage. on mentionne des draps « mellés » et « non mellés ^ ». Dans la teinture, on parait distmguer les (I blans dras » des « blans draps de muison » et les premiers pouvaient devenir des « monfortés - ». Il existait aussi des simples « draps » et des » biffes de muison ^ ». Les « escarlates » n'étaient-elles pas dues au perfectionnement de l'apprêt en général * ? Lss « monforteit » ne méritaieit-ils pas d'être regardées comme la conséquence du lainage en particulier ' l Dans le tendage, on payait des prix différents la manipulation des « draps de camp » et de ceux « d'estuve * «. Des sceaux dissemblables, en 1403, se trouvaient appliqués aux draps « fins, moiens et menres ' ». Dans la draperie légère, en « laine de biffe » se confectionnaient des « menues * ». Enfin, on fabriquait des « draps de bcghines » », des « draps
1. Rerufil, n"' 348^. Sliil^ ; mention de draps « mellés », ci-dessus 7t>0, n. 3.
2. N" 224*. 234^. D'ailleurs, dans ce cas comme dans le suivant , draps de muison • désicne-t-il une sorte de drap particulier ou, suivant la signification générale de ■ muison • (voy. ci-dessus 777) des draps de • mesure loyale » ? On ne peut préciser.