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dire, son organisation intérieure, n'est guère connue. Elle ne paraissait être ouverte que tous les samedis '. 11 est très probable que la vente s'y faisait par étaux, car on percevait des droits d'étalage dans des conditions d'ailleurs inconnues '^. On i( descovre » les tissus à louvcrture de la halle, on les « couvre » à la fin ^. La vente s'accomplissait « à détail * ». La halle fermée, on pouvait mettre les étoffes (cenconmandise » chez un ])articulier, mais à condition qu'elles fussent en « fardicl cordé », et il était interdit de défaire le paquet jusqu'à la réouverture de la halle l'autre samedi *.
Les prescriptions minutieuses de ce règlement comme d'autres bans de même nature, ne s'expliquent ])as toujours très clairement et leur forme un peu clairsemée n'autorise pas à en tirer des conclusions bien générales. Néanmoins, on voit combien, en plein xiii^ siècle et pour aller à une distance minime de Douai, les transactions commerciales offraient encore peu de sécurité, jiuisqu'elles pouvaient être interrompues par des guerres locales. Celles-ci, on le remarquera, étaient de nature non pas urbaine, mais féodale : c'étaient toujours les « seigneurs » qui pillaient les marchands. H était tout naturel que les négociants n'eussent le droit d'emporter et de vendre que des marchandises de la ville à laquelle ils ap])artenaient, afin de ne pas faire concurrence au centre commercial où s'exécutait leur trafic : on peut voir sans doute dans cette limitation de princijje une nouvelle application du droit toujours assez restrictif des forains. Mais on s'cx]»lique plus malai.sément rpicl motif leur faisait interdire de vendre d'autres tissus que des étoffes i)articulièrement riches, à moins que ce ne fût encore dans l'intention de ne pas iniire à la fabrication locale ordinaire. Par contr»', ne saurait-on e'étomier de linterdiction du négoce en dehors de la halle :