‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 781 sur 993 · I. Oénéralités · texte numérisé non relu

I. Oénéralités

Si le fabricant travaillait par lui-mêmo rt (lirectcniont pour lui, il agissait toujours indirectement clans l'intérêt général de la ville : il ne pouvait donc comnienccr à se livrer à riiulustrie textile à sa libre fantaisie, sans permisssion du pouvoir gouvernant le centre urbain. Il devait « prendre eongie * », obtenir l'autorisation des esgardeurs de travailler et, dans ce but, remplir certaines conditions cpii, l)ien que les maîtres de la draperie n'eussent pas ûv^ occupations identiques, étaient cependant les mêmes jmur tous. Ces conditions pouvaient être juridiques, sociales ou tccluiiques.

D'une part, il fallait être bourgeois ^ ou, à la rigueur, simplement manant ' : aucune différence ne semblait exister entre ces deux classes d'individus. A vrai dire, l'absence de ces conditions n'était nullement un motif d'exclusion, mais ou l'admission s'en trouvait rendue plus difficile comme cela avait lieu pour les clercs, ou ainsi qu'on le constate au sujet des forains, la liberté industrielle et commerciale était sérieusement réduite ■*. On exigeait, assez naturellement, certaines (pialités morales. Dans rcnseml)le. on devait être « preudom et de bocn renom » ; au contraire, les individus ( de mauvais liu et de mauvais renom » se voyaient exclus du travail par les esgardeurs *. En particulier, on n'admettait ni débiteurs récalcitrants, ni usuriers, ni, d'autre part, » bourier ne qui

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