Voy. surtout 328*» et ^a
LA VIK IKBAINE UE DOIAI. II
pas autorisé à tirer dos exeni])lcs très isolés qu'ils fournissent une règle tant soit peu générale.
Le second cas est celui d'une tendeuse déclarant avoir « siervi Boinebroke en tendages par 12 ans u plus ^ ". Ce terme de << siervir ■>, on le sait, se retrouve ailleurs deux autres fois ^ : en particulier, ce n'est i)as une autre expression qu'emploie l'un des rechincheurs de la teinturerie du patricien pour i^arler de son engagement vis-à-vis du drapier, et comme lui, la femme fait avant tout allusion à la longueur du temps de ce « siervice i> et en le comptant également par années. Cette identité générale d'expressions, cette ressemblance réelle de détails permettent peut-être de croire à une analogie de relations juridiques entre le drapier et son rechincheur ou sa tendeuse. Rien n'enijjêche en j)rinci])e d'admettre (pie le jîiemier et la dernière aient conclu également un contrat général reposant avant tout sur la durée, et en fait, son existence est parfaitement admissible. Cependant, elle n'est nullement nécessaire, car la situation de la tendeuse par rapport au drapier ne paraît être en aucune façon identique à celle du travailleur de la teinturerie. Rien absolument n'indique que Boinebroke ait été le ])ropriétaire directeur du tendage comme U l'était de l'autre établissement, d'autant mieux que si les exploitation des « lices ", nous le verrons", présentent une situation un ]>eu spéciale, c'est bien plutôt dans le sens de la liberté vis-à-vis des grands industriels que dans celui de la déi)endance à leur égard. De plus, d'tui point de vue personnel sj)écial. cette femme, qui travaille dans l'une de ces ex])Ioitations, n'est sans doute pas un valet analogue au rechincheur de la tcinturerie-fabri([ue. mais un petit ])atron. Quant à la longue durée de ses relations avec son fournisseur «le (ra\ail, i|iii con.stitue d'ailleurs un point intéressant, elle nOffri' rien de particulier ou de personnel et nous retrouvons ce trait dans les rapports de plusieurs
Z. Voy. j)lu8 haut 893 i>t IIOC