I. Voy. ci-api*» 1»34, 1)3K. etc
de reprise et de restitution. On répondra que cette sorte de superfluité n'est aucunement nécessaire, puisque la reprise de la matière est forcément renfermée dans sa cession, que sa revente n'est que le terme final de sa vente et nullement im acte séparé, qu'il suffit de vérifier si les conditions du contrat originel ont été exécutées, bref, que ce n'est là que le début et la fin d'un unique accord et non de deux conventions isolées. Au fond, il s'agit toujours en réalité d'un même lot de matières, mais, comme nous l'avons remarqué, il ne présente plus la même forme avant et après l'opération. Deux états dissemblables existent, séparés bien nettement par une opération intermédiaire. Par analogie, il y a deux échanges d'argent très clairement distincts. Aussi, chaque action matérielle ou pécuniaire peut donner lieu tout naturellement à un contrat différent, dont le second ne sera pas forcément la répétition en sens inverse du premier. Le marché primitif peut, par exemple, n'avoir pas été exécuté suivant les engagements conclus, ce qui rend un nouvel accord absolument nécessaire. Mais ce n'est pas seulement, encore une fois, une question de principe ; en fait, c'est ce que semblent bien confirmer quelques indications tirées de l'exécution de Boine Broke, et qui en raison de la nature pratique du document, n'en présentent que plus de valeur. Le drapier et ses maîtres, d'une part, font des marchés de laines à transformer évidemment en draps, et de l'autre, concluent des marchés de draps à céder naturellement par le fabricant à son employeur ^ ; ou celui-ci « a » la matière de celui-là. ou ce dernier « prend » au premier ses produits 2, Quelle que .soit la façon d'envisager le marché, comme contrat en général, comme échange en particulier, il est certainement double et correspond à chaque mutation, à chaque paiement. La conjecture précédente, très ('ompréhensiblc, paraît donc bien être confirmée par les indications de fait.
Une caractéristique générale as.sez fréquente de ces mar-