‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 806 sur 993 · Voy. ci-dessus, 927, n. 2, plirase · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, 927, n. 2, plirase

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chés, et plus encore dans l'exécution testamentaire que dans les règlements, est la mention d'un nombre donné d'éléments de matière, d'une quantité numériquement déterminée de sacs de laine ou d'étoft'cs. En principe, le drapier et le teinturier par exemple, non seulement doivent faire un marché, mais sont obligés de le conclure « par conte » ou « nombre * ». La convention ne peut donc comprendre qu'un chiffre d'échevaux de laine ou de tissus nettement spécifié, et non pas un poids global de matière ouvrable '-. Les rapports de Boine Broke et de ses fabricants nous montrent les résultats de ce système et d'après des indications assez fréquentes '. Les intéressés s'achètent ou se vendent tant de sacs de laine ; les maîtres font ou parent tant d'étoffes ; on descend même jusqu'à des éléments plus petits, jusqu'à la « pierre » de matière- ou à « l'aune » de produit. Bref, les marchés partent toujours, au fond, de l'unité de l'objet en cause et s'établissent sur une multiplication de cette unité, donc, sur un nombre déterminé. Ce principe se trouve confirmé indirectement par tli's indications voisines des précédentes et de \ akur théorique ou pratique. Le drapier a ainsi l'obligation d'envoyer au tisserand tant de trame ou de chaîne, au foulon tant de beurre, de part et d'autre pour chaque drap. Dans certains métiers, le foulage ou le tendagc. on doit manipuler un (Ira]) 111 tant de jours ou tant de draps par jour. En général, le prix du travail est réglé ]y<\r unité bien faite et l'amende s'inflige aussi par unité mal confectionnée. Dans la pratique, les petits patrons de Boine Broke, au lieu de faire des réclamations qui, à l'exemple des plaintes des ouvriers de sa teinturerie, portent aut la durée du travail, du paiement duquel ils ont été frustrés, en élèvent sur la quantité de l'ouviage et sur le chiffre d'éléments de matières, dont ils se jjrétendcnt

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