‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 82 sur 993 · Finnni-m. 222 ft n. I · texte numérisé non relu

Finnni-m. 222 ft n. I

paient surtout le vin. En effet, le marchand « vinier » bourgeois, à rexclusion du forain, qui n'avait pas paj-é à temps le muiage fixe, devait un « forage », droit en nature, par charrette ou chariot, payé proportionnellement par conséquent au châtelain et au gavenier sur la rive droite, ou sur la rive gauche au seigneur de Saint-Albin ^. Une seconde taxe était formée par les « deniers douissiens de coustume », perçus sur la vente surtout au détail de la même boisson amenée par terre ou par eau : on la prélevait par charrette, chariot ou nef, plutôt en argent naturellement, mais aussi en nature ^. Elle revenait au châtelain encore et au gavenier pour toute l'étendue de la ville, mais, en 1284, le premier bénéficiaire vendit à la commune tous ses forages et deniers '. Une taxe pécmiiaire sur la vente des nefs se rattachait au droit d'euwage déjà connu et était perçue par le châtelain *. Enfin, dans la draperie, un impôt sur la vente des métiers, d'origine urbaine et s'opposant ainsi à tous les précédents, profitait aux esgardeurs *.

Mais les véritables taxes d'échange étaient constituées par l'impôt urbain -des « as.si.'ses " ». Nommées pour la première fois en 1230, elles semblent bien, jusqu'au retour de la ville au pouvoir des comtes de Flandre en 1369, avoir été un droit général sur les échanges ; puis, sans motif visible, elles furent ramenées à une taxe de con.sommation et d'exportation k sur pluseurs manières de vivres et de denrées, achatées et vendues en quelque manière que ce soit dedens la forterece et eschevinage' ». Les assises comprenaient alors en réalité cinq taxes. La plus compliquée était l'impôt sur le vin. Il était lui-même de deux espèces générales, .suivant que le liquide avait une

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