‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 834 sur 993 · RecueU, n · texte numérisé non relu

RecueU, n

n'accomplissait pas « œvre loiale » et s'il faisait « dcffaultc >> ou « mesfait ^ », il était quelquefois passible de pénalités officielles diverses * et toujours à titre privé, ou par exception, il voyait son « louier retenu » par le propriétaire de la matière ^ ou, le plus souvent, il lui « amendait le damage ». il lui en faisait une « reddition, restitution ». exactement une <i .solution )i en argent * : le teinturier, qui teignait « mal » l'objet, le tendeur, qui le « perdait ». devaient le « reprendre à sen fœr » ou en « rendre » à ce dernier la valeur sans « l'amenuisier * ». En somme, le coupable, ou nétait pas payé ou payait le prix de la malfaçon plus ou moins complète : rien ii"est plus simple que ces diverses prescriptions et elles n'exigent aucune remarque particulière.

Le fonctionnement des relations de travail déjà engagées peut être considérée maintenant tomme se faisant régulièrement. 11 serait intéressant de préei.ser leur longueur moyenne générale, de savoir si les rapports des maîtres avec les drapiers cessaient rapidement ou duraient un nombre d'années assez élevé. Mais cette question demeure d'autant plus ob.scure que. nous l'avons dit, nous ignorons si les deux parties concluaient des contrats de travail permanents. En principe, il n'est pas douteux que ce soit l'intérêt de l'employeur de s'attacher .ses fabricants le plus longtemps possible par des moyens divers, promesses, locations, prêts. Ce qui peut confirmer cette conjecture, c'est que dans l'exploitation lie Koiiu'i)roke. les quelques cas. où les réclanumts parlent du temps de leurs rapports avec le patricien, font tous allusion à une durée relativement considérai)lc. .\ certains maîtres, le drapier a fourni de l'oiuTage pendant non si-ule-

1. Hrriieil, n"" 224'*. 23S«, ''. n. a..23i»3'. :I71S. SSl*. 3,S4ï-385'^ 388'.

2. Trinluri.TB : Hrruril, n"" 3tin'". 371"; foiilonspan-iir». 37 1*. 385'= ; tondetirK, 371*.

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