‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 839 sur 993 · Recueil, n° 320. Cf. plus haut · texte numérisé non relu

Recueil, n° 320. Cf. plus haut

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nuisible, parce que s"il n'existe qu'une seule espèce d'étoffe officielle, il est possible au contraire d'imiter les variétés du second mode de travail sans faire tort à plus d'un seul individu : comme toute règle manque, toute contrefaçon se trouve par cela même permise, sinon en droit, du moins en fait. On semble donc poser ici de nouveau le premier principe et le plus important pour les travailleurs de l'économie drapière urbaine ^ : la nécessité d'apprendre à confectionner des tissus selon les règlements urbains, les seuls existants, si bien que le fabricant n'ayant jamais tissé qu'à son gré ne peut être qu'un mauvais ouvrier et par suite une déplorable acquisition pour la cité qui l'accueille et veut l'utiliser. D'un mot, ce règlement est un des exemples de la lutte économique bien connue entre les villes et le plat pays.

En second lieu, d'autres dispositions concernaient la marche même de l'industrie et visaient avant tout les femmes.

Celles-ci pouvaient en effet se rencontrer également comme «maîtres ». En principe même, les bans échevinaux paraissent ^'adresser assez indifféremment à l'un et à l'autre sexe, bien que. dans le détail, il faille peut-être un peu distinguer suivant les catégories de professions. Les métiers de la laine semblaient, en raison de leur simplicité technique et de leur nature sociale domestique, être spécialement réservés aux femmes 2. Dans les professions connexes de l'ourdissage ' et surtout du tissage *. par des motifs analogues et suivant une habitude générale, leur nombre, sans rester prédominant, demeurait sans doute encore très considérable. l*our les autres métiers, la teinture et l'apprêt, plus complexes et plus relevés, leur chiffre, par contre, devait être inférieur ''. On

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