Iliruril, II
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ment à la fabrication et ne pas y prendre une part matérielle. Aussi, la présence de l'outil à domicile, en principe, constituant ime mesure d'ordre, ne paraissait pas être nécessaire pour ce cas spécial.
Les conjectures sur le nombre élevé des femmes dans l'industrie textile sont, de la façon la plus générale, confirmées par les renseignements que fournit l'exploitation de Boinebroke : le nombre de ses plaignantes, de ses travailleuses est à peu près égal à celui des réclamants, et ce sont surtout des tisserandes ^"^.
Des « orphenins ^ », nous savons seulement que, dans le tissage, ils jouissaient du droit de ne pas avoir leur métier à tisser à domicile, à l'exemple des veuves et pour les mêmes raisons probablement, car c'étaient généralement des enfanta ou des mineurs.
Le rôle de la famille enfin ne nous est pas particulièrement connu. Nous venons de voir, dans le listage et dans le tondage, les rapports mutuels de l'homme et de la femme aboutissant au besoin à une certaine collaboration *. L'exploitation de Boinebroke présente quelques cas d'entreprises familiales ' : la teinturerie et le tissage renferment des groupes toujours « bi-personnels » de deux frères ou de deux sœurs, de deux époux, d'une mère et d'une fille. Plus spécialement, pour le tissage encore, des actes privés du xiii^ siècle déjà mentionnés, montrent combien le centre technique de la famille, le métier, formait par excellence un bien familial, un véritable héritage *. Enfin, on l'a encore vu, l'apprentissage de la même profession donné par un père à son fils, semblait
1. Voy. Jehan Boinebroke, 68-fi!l et tableau II, col. (5-7, p. 407-409.
2. Cf. pour liruxrllrs. Des Alarez. 110-114; pour Cologne, Behaglel, Die gewerhl. .Strllun;) fier Frau, .5fi-fi.3 : voy. en particulier pour le» tisserandes égalées aux honiinee, 60-tSl. et pour les veuves des tondeurs autorisées à continuer le métier du mort (cf. p. précédente), 63.