Voy. plus haut
LA VIE IHDAISF. TIK DOIAI, II |J2
sur le durée, bien que le mode de paiement paraisse différent ; quant à la forme du travail, puisque rechinclieurs et valets trav.aillaient dans un atelier, propriété de leur maître, et étaient placés sous sa surveillance directe, et enfin quant à la situation sociale des travailleurs, qui ne devait pas présenter de dissemblances très accusées. Ainsi, dans les accords en cau.se, le premier élément était d'ordre surtout réel, le second de nature plutôt ))ersonnelle : on concluait des contrats juridiques de location individuelle.
Nous avons dit que nous ignorions leurs détails à l'exception d'un point, « le termine », la durée ^ On intcrdi.sait au maître de louer le valet « por un jor » et, en jnincipe, il ne pouvait le faire que pour une semaine *. Le côté absolument fondamental de pareilles conventions était donc qu'elles devaient reposer sur le temps, et par essence, en effet, la location ne saurait exister autrement. Quant à la forme d'application de l'accord, à l'élément hebdomadaire du contrat, la mesure le concernant était évidemment prise dans l'intérêt des deux parties, de façon à empêcher dee changements journaliers, qui auraient rendu tout ouvrage impossible, à permettre au contraire aux intéressés de s'attacher pour une durée suffisante et considérée sans nul dout« comme un minimum, et aussi, en raison du caractère par essence un peu nomade des valets, afin de ne pas o))liger h des rapports ]>lus longs, qui alors n'auraient pas été naturellement inférieurs à un mois. On ne jiouvait ])as se lier moins de temps et on jugeait inutile tic s'engager pour jilus. d'autant mieux que la convention jiouvait naturellement être renouvelable. Rien ne dit même que. de prime abord, les valets navaient jtas le droit de s'engager pour un nombre quelconcpie de semaines. Mais c'est là un point secondaire : la question essentielle, encore une fois, est que la seule disposition spéciale des conventions ((ui nous soit connue se rapporte à leur longueur.