‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 851 sur 993 · P.J. 2»lt"» ; lUruril, n · texte numérisé non relu

P.J. 2»lt"» ; lUruril, n

semaine et que le paiement semblait avoir lieu régulièrement le samedi, il devait être sous-entendu que le travail commençait le lundi : ce système était certainement le plus simple. L'ou\Tier ne logeait pas chez son patron. Le matin, au moment même de la « sonnerie >> de la cloche des ouvriers, il « devoir venir à l'œvre en le maison de sen maître ». Il lui fallait en effet arriver au.ssi exactement que possible, à un point tel que le travail, commençant immédiatement son entrée dans l'atelier, était en train avant que la cloche ait (' parsonné ». Le valet en retard se trouvait mis à l'amende et exclu de l'ouvrage pour le jour même ^. Il avait à travailler pendant une durée réglementaire correspondant à celle de la journée du patron : pendant ce temps, en dehors sans doute des moments de repos déjà indiqués pour son maître, il ne devait pas quitter l'atelier, ni pour « aller en le rue », ni pour « boire ne mangier à vin ne à goudale ^ ». En particulier, défendait-on aux valets tondeurs, comme à leur employeur encore, « d'ouvrer » dans la même journée successivement à l'atelier du maître et chez le drapier, un changement de « lieu de travail » ne pouvant qu'occasionner une jjerte de temps *. Ces mesures se comprennent aisément, non seulement d'une façon générale, mais parce que la convention de travail partant de la durée, chaque élément de cette dernière devait être rigoureusement consacré à la besogne.

Pour l'exécution de l'ouvrage, la « convenence », on .se le rappelle, lie les deux parties également. En principe donc, il faut que chacun agisse loyalement * et n'oppose pas de « refus ' », que dès l'abord l'une ne « faice pas reffus d'ouvrer aveuc l'autre ^ ». Le valet spécialement doit, bien entendu, selon son serment, se conformer dans Tensemble aux règlements qui seuls lui permettent d'accomplir son engagement.

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