Recueil, n
982 LA ^^E URBAniE de douai
Du point de vxie personnel, comme le maître est, de la façon la plus compréhensible, celui (|ui est directement cliargé de faire observer les ordres du Magistrat et de surveiller leur application. Cju'il est proprement responsable de l'exécution des marchés, qu'il accomjjlit même une partie de ce travail de concert avec son aide, ce dernier doit se représenter en lui l'incarnation de la législation échevinale : aussi lui faut-il avant tout agir « dusques à sen dit », plus énergiquement encore « dusques à se volenté ^ » ; inversement, il ne ])eut rien faire « se n'est par lui ^ ». Il doit donc ]3rendre « sans refuser » la besogne qui lui est " donée » et « œvrer tantost ' ». Naturellement aussi le maître ne saurait lui « refuser » non plus ce qu'U « demande », mais il doit lui « livrer ses livrisons loialment* », qu'il s'agisse de la matière à manipuler proprement dite ou des « estoffes », des ingrédients accessoires nécessaires, tels que la terre, le chardon ou l'eau chaude dans le foulage ^. Il faut ainsi qu'il y ait équivalence entre la « demande » et le « don * ». Le valet, qui reçoit du maître la matière ouvrable et au moins les éléments de transformation, est donc bien le travailleur (pii, ne j)oss(klant absolument rien, se trouve, dans râtelier patronal, ciiargé dune façon plus spéciale, ne fut-ce que d'une partie de la pure exécution matérielle de la besogne indiquée au patron. Comme il s'est engagé jjour une durée déterminée, comprenant en quelque sorte tout l'ouvrage qu'il sera cajiable de faire pendant le temps en queHti(jn, et aussi parce qu'il accomj)lira la besogne au besoin avec celui f|ui la lui a remise à accomplir et qui ainsi, mieux que personne, pourra la surveiller aussi minutieusement (|u'i! le voudra, cet employé n'a ]ias h |iasser.