‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 860 sur 993 · Voy. la modification citée p. précédente, n · texte numérisé non relu

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à cette sorte de prééminence, spéciale à la profession des tondeurs, des valets sur les maîtres, elle demeure assez inexplicable et ne semble pas comporter de solution bien précise.

Les « garçons » sont mentionnés quelquefois également, mais les renseignements que nous avons à leur sujet restent, en partie à cause de leur petit nombre, assez obscurs. Ils se rapportent à leur rôle dans le listage et dans le tissage des draps et des tiretaines. D'une part, on spécifie simplement que, conjointement avec la femme du maître, le garçon ne peut travailler qu'en cas d'empêchement absolu du petit patron ^. Pour le tissage ^, les maîtres n'avaient le droit d'employer les garçons que s'ils avaient fait leur « ser\nche b dans la ville ou ailleurs : peut-être désignait-on ainsi une sorte de stage, qui aurait précédé le « garçonnat ' lui-même, mais il est difficile de j)réciser. .Vinsi qu'ils le faisaient au sujet des valets, les patrons devaient « enconvenencier » les garçons par devant les esgardeurs ; on ignore, en fait, les conditions de l'engagement qu'il était seulement prescrit de ne pas rompre avant son expiration. Si ce genre de travailleurs existait dans les autres métiers, il est impossible de le dire ou de le supposer.

Le garçon ne devait être ni l'apprenti ni le valet, mais ces éliminations ne suffisent j>as ))our indiquer son état véritable. D'après sa déiioniination. l'intéressé était certainement jeune. On voit aussi (|u'il travaillait chez le maître. La conjecture la ])lus sini))le consisterait peut-être à le regarder cDinme une sorte de ]H'tit valet, chargé à l'intérieur de l'atelier de distribuer l'ouvrage et au besoin d'en exécuter certaines ))arties. et au dehors occupé à servir de messager et de transmetteur (le la matière : bref, il aurait été une sorte d'intermédiaire entre le patron et les maîtres d'imc part, entre ces

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