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bien ne plus s"êtrc reproduits et quant à celles de leurs conséquences relatives aux élections des tondeurs, en dehors de cette réunion annuelle, unique, partielle et très spéciale du métier, on doit observer que ce groupe de travailleurs ilisparaissait absolument, s'évanouissait en quelque sorte jusqu'à l'année suivante ; en admettant même que les résultats d'une telle réunion se fissent sentir d'une façon durable, sinon permanente, toute trace d'organi.sation continue n'existait pas plus en somme dans cette branche de la draperie que dans les autres. Ces cas sont donc d'autant plus intércs sants qu'ils sont plus rares, mais il ne faut y voir autre cho.se que des manifestations plurales, des phénomènes collectifs tout à fait momentanés et réduits.
Les considérer pour l'avenir comme des débuts d'existence corporative et croire que le métier des tondeurs en particulier, déjà plus développé, commença ainsi à s'organiser eu une réelle association juridique, c'est émettre une appréciation en principe admissible, car les unions de travailleurs ont pu .■^e manifester pour la première fois de bien des manières difïérentes ; cependant, un pareil jugement ne serait réellenuiit exact que si nous avions des preuves que ces faits ont con.stitué des germes n'ayant ensuite cessé de grandir, pour aboutir à des organismes véritables et permanents. Or, telle ne fut sans doute pas la suite des événements, surtout pour les listeurs et pareurs au sujet desquels nous manquons ensuite de tout ren.seignement sur ce point : peut-être le cas des tondeurs, on le verra, e.st-11 un peu plus discutable '. Ces traces très légères et très fugitives d'action collective peuvent témoigner simplement d'une indéju'udanee relative, à un iiioiiunt tlonné, de certaines dos professions de la teinture et de rapj)rét seules, et il ne .semble pas qu'il faille y voir rien de plus.
Ce n'en .sont pas moins, (-neore une fois, les seuls événements de cet ordre que l'on constate pour tout le cours du
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xni^ siècle, c'est-à-dirc pendant toute la belle époque de la draperie. Un pareil état de choses ne peut donc résulter du manque de vie intérieure de l'économie. Il n'est pas davantage une conséquence indirecte de la documentation, car l'ensemble des pièces paraît être assez considérable pour qu'ime question aussi essentielle, si elle avait été résolue favorablement, eut apparu dans la législation éclievinale, d'autant mieux que, on le constate pour quelques métiers privilégiés, elle n'est pas entièrement ab.sentc des bans ; or. nous possédons à l'égard des autres professions une série de règlements d'origine et de rédaction similaires. Mais, d'une façon plus significative encore, en réalité, les renseignements ne font nullement défaut : seulement, on l'a vu, ils sont de valeur essentiellement négative, ils ont un but tout à fait restrictif et, par cela même, la très petite quantité des manifestations positives est absolument connexe à l'abondance des mesures opposées : les premières sont la conséquence expresse, quoique indirecte, des secondes. En d'autres termes, l'absence des unes s'explique aisément par la présence des autres et les deux principes concordent absolument.
Ils montrent que le pouvoir échevinal s'occupait bien clairement des unions de travailleurs, mais les seules preuves ou du moins les plus claires qu'on possède de son intervention, dénotent que non .seulement il ne les favorisait pas. mais que tout au contraire, il s'oppo.sait à leur formation. On objectera que les mesures qu'il prenait à ce sujet visaient d'une façon presque exclusive les cas d'arrêt du travail, mais c'était justement parce qu'il craignait que les collectivités de patrons ou d'ouvriers une fois constituées puissent lui causer des difficultés pour cette question fondamentcalo qu'il empêchait d'une façon rigoureuse leur création sur ce point, jugeant inutile, sinon impolitique, de parler des autres. En outre, raisonnant par comparaison avec les autres branches du trafic ou de la fabrication de la ville, on remarquera qu'elles ne sont pas soumises aux défenses précédentes et que certaines présentent une vie unioniste, peut-être proportionnée à leur
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importance ^, malgré rinfériorité singulière di' leur ampleur par rapport à la draperie ; linverse aurait dû plutôt se produire, sans l'existence de ces interdictions connues dans l'industrie textile : on s'explique donc aisément ei' CDUtraste. Aussi, est-il supposable que k's très rares métiers drapiers qui jouirent à certains moments de quelque vague existence associationniste, si réduite fut-elle, rextorquèrent aux éohevins, qui la reconnurent malgré eux.
Tout ce qui j)récèdc semble bien autoriser à conclure quau xin" siècle, époque normale de la vie corporative, surtout pour une économie aussi développée, aussi riche à tous égards que l'était celle de la draperie, aucune union sociale nexistait à Douai, et que si toute trace en est absente, on ne doit pas en chercher la cause dans un manque d'initiative îles intéressés, mais dans l'opposition bien nettement formulée du pouvoir échevinal : il considérait a priori toute association de patrons comme anti-urbaine, plus précisément comme anti-patricienne.
Les très rares renseignements relatifs à la vie collective des métiers drapiers pour le xiii^ siècle ne ilépassent pas, on le sait, le milieu de cette époque ; de ce moment jusqu'au ilébut environ du troisiènu' quart tle la période séculaire suivante, on ne possède même plus aucune mention de nature analogue. Malgré une diminution assez considérable do In quantité des documents, à cette absence d'indications correspond certainement im manque de changenu'iits réels tant soit peu importants, car si pour la fin du xiV siècle et le début du suivant, on arrive à avoir quelques renseignements, ils ne sont ni nombreux ni absolument essentiels. Ils ne dépassent pas le chilTre de trois pour les années 1.171, 1391 et 14ii;i : le |)remier et le tiernier concernent les ti.>serands. le second les tondeurs.
.\ la première de ces dates -, « ly boniu- gent du mestier des tisserans supplient humblenu'nt leurs seigneurs l(>s