‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 867 sur 993 · I. Vny. pluH liniil fiill km · texte numérisé non relu

I. Vny. pluH liniil fiill km

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eschevins » de les autoriser « à avoir IIII torses..., pour servir Notre-Seigneur le jour du Saint-Sacrement ». Tel serait le premier objet, à la fois principal et extraordinaire, de l'usage des flambeaux. En temps ordinaire, chacun devait rester chez « quatre preudhomme du mestier ». appartenant à chacune aussi des quatre paroisses les plus importantes de la viUe, et servir soit à baptiser les enfants des dites bonnes gens, soit à <( convoier Dieu à acumenier » ces derniers, en d'autres termes à accompagner la communion qu'on portait à domicile aux malades et aux moril)onds. Les échevins répondirent à la demande qu'en principe ils l'approuvaient, chargeant comme toujours les esgardeurs de son exécution. Mais ils firent expressément les réserves suivantes. Quand les représentants du Magistrat prendraient les mesures nécessaires à l'accomplissement de ce projet, on ne ferait d'abord aucune « congregacion ne assamblée » ; de plus, personne ne serait contraint de contribuer aux dépenses que le paiement de ces torches nécessiterait, mais seuls donneraient les travailleurs qui le voudraient bien « par devocion et volenté » ; enfin, l'existence et la durée de l'autorisation seraient de tous points réservées « à le volenté >i des échevins et ils l'annuleraient quand il leur plairait.

Un tiers de siècle plus tard exactement, en 1403, les torches existent toujours : c'est ce qu'on appelle « le luminaire du mestier servans au Saint-Sacrement en torses ^ ». Aucun doute n'est donc possible au sujet du rapport des objets séparés avec le terme générique de « mestier » dont on se sert : le .second est bien relatif aux premiers et désigne l'institution, l'organisme qu'ils repré.sentent à certains égards. Mais une importante modification a été accomplie dans les relations des intéressés et de ce luminaire. Les esgardeurs ont maintenant le droit d'ordonner à tous les maîtres et apprentis de payer leur cotisation aimuelle : s'ils ne l'ont pas versée dans les délais légaux, ils doivent venir s'en expliquer devant les

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