Cf. l'ircniic, Uutoire, U, Ti
était pas moins là un instrument de chambre, qui pouvait se placer dans une pièce existante et n'entraînait pas, à l'exemple des opérations suivantes, de constructions spécialement appropriées à l'industrie en cause. La valeur pécuniaire du métier était indéniable, mais de même que sa préparation n'amenait pas de dépenses très particulières, son usage ne se trouvait accompagné d'aucun frais accessoire provenant de l'emploi d'ingrédients complémentaires tels que les « étoffes » utilisées pour la teinture ou le lainage. La mise en marche une fois réglée, si on en excepte quelques menus frais occasionnés par le remplacement de certaines petites pièces comme les ros ou les lames \ le tisserand n'avait pas à renouveler sa machine, qui au contraire, on le verra, était par excellence un bien transmissible et généralement ancien. Enfin, l'importance et les difficultés propres au tissage n'étaient pas douteuses, mais cette manipulation ne pré.sentait cependant pas la délicatesse d'autres parties telles encore une fois que l'apprêt ou la teinture, parce qu'elle-même avait un caractère trop automatique. Bref, si la préparation de ce travail comportait déjà quelques éléments malaisés à exécuter et si l'ensemble de son accomplissement était, sans comparaison possible, plus difficile encore à opérer, néanmoins, comme le tissage était une œuvre indispensable, il ne constituait pas un ouvrage superflu dans le sens de besogne de luxe. 8a supériorité absolue entraînait son infériorité relative et le travail valait infiniment plus par le fond que par la forme.
On peut en moyenne conclure, semble-t-il, que pour la technique proprement dite, quoique la nature du tissage le laissât dans la catégorie des métiers précédents, certaines apparences l'en distinguaient et l'en éloignaient : le principe subsistait, mais ses applications étaient différentes. Les outUs, la manipulation restaient des instruments et un travail de « chambre », mais de qualité supérieure : on prenait la